Je ne comprends pas comment j’ai pu élever mes enfants ainsi : Veuve, sans ressources après avoir tout sacrifié pour eux, je me retrouve seule face aux difficultés financières, tandis qu’ils ferment les yeux sur mes besoins, malgré tout l’amour et l’aide que nous leur avons toujours portés

Je narrive pas à comprendre comment jai pu élever mes enfants ainsi.

Voilà un an que je vis seule. Après les obsèques de mon mari, peu à peu, jai émergé du brouillard et pris conscience que, outre la solitude, un autre souci me rongeait : largent me manque cruellement. Je surveille chacune de mes dépenses, je ne maccorde aucun extra, mais il y a sans cesse des frais imprévus, des médicaments à acheter, des consultations médicales à payer.

Avec mon mari, nous avons élevé deux enfants. Nous avons toujours voulu leur offrir le meilleur, chaque sou que nous avions passait dans leurs projets. Nous leur avons donné une grosse partie de nos économies pour les aider à acheter leurs maisons. Je ne sais pas ce que lavenir me réserve, mais, de toute façon, mon appartement reviendra à mon fils et à ma fille, sauf si je change davis dans mon testament, ce que je nai pas lintention de faire. Ce sont des gens instruits, ils savent bien à combien sélève la valeur dun bien immobilier à Lyon, et comprennent parfaitement ce que représente un héritage comme celui-là.

Plusieurs fois, jai essayé de leur glisser un mot sur mes difficultés à joindre les deux bouts. Sils prenaient à leur charge les factures délectricité, de gaz et deau, je serais déjà soulagée, je naurais pas à calculer chaque centime en attendant la retraite suivante. Ma fille, Clémence, fait mine de ne pas saisir ce que je lui dis, et la femme de mon fils, Pierre, qui gère tout le budget familial, garde toujours le silence.

Je sais à peu près combien gagnent Clémence et Pierre, je me réjouis de les voir partir en vacances, sacheter de belles voitures. Mes petits-enfants ne manquent jamais dargent de poche. Mais quand je les vois dépenser en une sortie ce que je perçois en une pension, je ne peux mempêcher de me demander : avons-nous vraiment élevé des enfants aussi indifférents, incapables de voir que leur mère vit dans la gêne, sans jamais chercher à maider ? Pourtant, avec mon mari, nous avons toujours montré lexemple : nous rendions visite à nos parents les bras chargés de courses, achetions leurs médicaments, réglions leurs frais médicaux sans jamais hésiter.

Mon amie Martine ma suggéré daller habiter chez lun de mes enfants, sans même leur demander la permission, et de louer mon propre logement pour toucher quelques euros en plus chaque mois. Je nai pas envie den arriver là, mais il faudra sans doute que jenvisage cette option si la prochaine discussion avec mes enfants naboutit à aucun changement. Je ne peux plus vivre ainsi, à compter mes euros, ma maigre retraite ne suffit pas et toutes mes économies sont déjà passées dans leurs mains.

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Je ne comprends pas comment j’ai pu élever mes enfants ainsi : Veuve, sans ressources après avoir tout sacrifié pour eux, je me retrouve seule face aux difficultés financières, tandis qu’ils ferment les yeux sur mes besoins, malgré tout l’amour et l’aide que nous leur avons toujours portés
Tu es la meilleure, quoi qu’il arrive Le mariage a réuni tout le village : Daphné et Germain se sont dit oui lors d’une noce champêtre pleine de chants et de rires, où la fête se prolonge jusque sur les bancs devant les maisons. Désormais, les jeunes mariés vivent chez la grand-mère de Germain, séparés des parents. Germain fait la navette en camionnette entre la ville et l’un des deux commerces du coin. La romance entre Daphné et Germain n’a pas duré longtemps avant le mariage : ils se connaissaient depuis l’école, même si Germain avait deux ans d’avance. Un soir, lors d’un rendez-vous, Germain, direct, lui a proposé de se marier, et Daphné a dit oui d’emblée. La mère de Daphné, un peu sceptique, la met en garde : “Le mari, c’est un roc, ma fille, fais le bon choix.” En parallèle, dans le village, tout le monde remarque que Michel, autrefois si fiable sur la moissonneuse, sombre dans l’alcool, influencé par des copains désœuvrés. Sa mère, Thérèse, ne le reconnaît plus, jusqu’au jour où elle l’entend murmurer dans son sommeil qu’il aime Daphné et souffre de la voir mariée à un autre. Thérèse finit par confronter Daphné qui, stupéfaite, découvre les sentiments secrets de Michel. Prise de compassion, elle promet d’aller parler à Michel, qu’elle trouve plus tard affalé sur un tronc avec ses amis. Elle lui fait la leçon : aimer, c’est aussi savoir être digne et ne pas sombrer. Elle plaide la cause de sa mère et de sa propre imperfection, affirmant qu’il aura, lui aussi, droit au bonheur. Michel la regarde partir, gardant pour lui : “Tu restes la meilleure, quoi que tu dises…” Le quotidien est rythmé par les livraisons et les potins. Un jour, Daphné surprend Germain en train d’embrasser Tatiana, la vendeuse du village : leur liaison ne date pas d’hier, elle éclate enfin au grand jour. Daphné quitte le magasin, blessée mais digne. Les ragots se répandent, mais Daphné, soutenue par sa mère, entame la procédure de divorce. Thérèse pousse alors Michel à reprendre sa vie en main ; il décroche un nouveau poste de conducteur de moissonneuse grâce à son ancien chef, soulagé de le voir sobre et motivé. Le village bruisse bientôt d’une nouvelle rumeur : Michel et Daphné, la postière, vont se marier ! “Il a changé, c’est l’amour qui l’a sauvé !” s’enthousiasment les voisines. “Et Germain avec sa Tatiana, ça finira mal, tu verras !” Chez eux, Daphné et Michel sont heureux : elle cuisine, il savoure sa chance, lui rappelant qu’elle n’était pas si mauvaise ménagère que ça. “Je l’ai toujours su : tu es la meilleure.” Et Daphné d’annoncer, un sourire en coin : “Michel, je suis enceinte.” Michel explose de joie. Daphné donne naissance à une fille, puis à un garçon trois ans plus tard. Thérèse, la belle-mère, est la plus comblée : elle adore sa belle-fille et ses petits-enfants, et la vie au village suit son paisible cours. Tu restes la meilleure, quoi qu’il arrive.