J’ai passé une semaine à préparer mon anniversaire et à cuisiner les plats préférés de mes enfants, mais personne n’est venu me voir. On m’a reproché de ne pas leur avoir donné un appartement plus grand.

Jai passé une semaine entière à me préparer pour mon anniversaire et à cuisiner tous les plats préférés de mes enfants, et devinez quoi ? Personne nest venu. Apparemment, cest de ma faute parce que je nai pas offert à mon fils un appartement plus grand !

Les préparatifs avant les fêtes, anniversaires, et célébrations sont toujours un marathon : tu cours partout, tu oublies le sucre, tu perds la liste des courses, bref, le bonheur. Mais normalement, cest un joyeux bazar. Les invités arrivent de toute la France, les cousins débarquent, et la famille sinstalle autour de la table en riant comme des mouettes sur la Côte dAzur. Je vais vous raconter lhistoire de Paulette, une femme qui rêvait de passer son anniversaire entourée de ses proches.

« Cela faisait plus dune semaine que je préparais mon anniversaire. Il y a quelques jours, jai fêté mes 60 ans. Jétais tellement excitée à lidée de recevoir tous mes enfants et petits-enfants. Jai passé des heures à tout organiser. À cause du confinement, la sortie au restaurant est tombée à leau, alors jai transformé mon appartement de Lyon en auberge gastronomique.

Je vis avec ma fille, Élodie, 31 ans, toujours célibataire malgré la pression des voisines. Mon fils, Laurent, est marié à Cécile et a une petite fille, Camille. Il vient de souffler ses quarante bougies. Je voulais vraiment marquer le coup, partager ce moment avec eux tous. Jai fait les courses chez le marché du coin, construit un menu digne dun chef étoilé: apéros à la française, trois salades, choux farcis, rôti, et clafoutis. Jai choisi le samedi, histoire déviter les excuses du « on na pas le temps ».

Mais voilà Ce samedi-là, jai attendu mon fils et sa famille en vain. Laurent ne répondait même pas à mes appels. Jétais atterrée, incompréhensible! Javais plus de tristesse que de mayonnaise. Jai regardé les plats alignés comme des soldats sur la table, et personne ne sest assis. Tout était prêt, sauf la fête.

Comment un enfant peut-il faire ça à sa propre mère? Élodie a tenté de me remonter le moral, mais le lendemain matin, cétait plus fort que moi : direction lappartement de Laurent. Javais trop de questions, et beaucoup trop de restes à offrir.

« Jai élevé mes deux enfants toute seule, parce que leur père est parti travailler en Belgique et on ne la plus jamais revu, même sur Facebook. Grâce à mes parents, jai pu acheter un trois-pièces à Lyon. On sest débrouillés là-dedans, pas idéal mais solidaire. Quand Laurent a eu trente ans et sest marié à Cécile, ils se sont installés dans la petite chambre; Élodie dans la deuxième, et moi dans la troisième. Ce nétait pas Versailles, mais on faisait avec.

On a tenu comme ça huit ans. Laurent est devenu papa de la petite Camille, puis ma belle-mère est décédée. Elle na jamais voulu participer dans la vie familiale, mais elle ma légué son studio à Villeurbanne, qui avait bien besoin dun lifting. Après des travaux dignes de « D&CO », jai offert lappart à Laurent et sa famille. Depuis, on se voyait moins, mais on gardait les traditions Noël, galettes, anniversaires.

Et là, pour la première fois, Laurent nest pas venu à mon anniversaire. Le choc ! À dix heures, jétais devant leur porte, avec des plats pour nourrir tout le quartier. Cécile, ma belle-fille, ma ouvert avec la tronche dune Parisienne réveillée trop tôt, et ma directement demandé pourquoi jétais là.

« Laurent dormait encore, tranquille. Lorsquil ma vue, il ma vaguement proposé un thé. Jai abordé le sujet qui fâche : pourquoi ils ont snobé mon invitation annoncée depuis une semaine ? Et pourquoi il filtré mes appels comme le café? Laurent na pipé mot, mais Cécile était plus bavarde que Cyril Lignac un samedi soir.

Résultat: elle men voulait parce quils navaient reçu quun petit studio, et que moi, légoïste, je gardais lappart avec trois chambres. Paraît-il, cest trop petit pour agrandir la famille. La gratitude, version modernité: tu offres un toit, cest encore jamais assez !

En fin de compte, il faudrait peut-être penser un peu à soi avant de vouloir sauver tous ses enfants. Mais bon, cest compliqué, surtout quand on est une mère au grand cœur et que les plats sont faits maison.

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J’ai passé une semaine à préparer mon anniversaire et à cuisiner les plats préférés de mes enfants, mais personne n’est venu me voir. On m’a reproché de ne pas leur avoir donné un appartement plus grand.
La famille de mon mari me méprisait à cause de ma pauvreté, mais ils ignoraient que j’étais la petite-fille d’un millionnaire… et maintenant, je mène une expérience sur eux.