Le bébé du milliardaire n’arrêtait pas de pleurer dans lavion jusquà ce quun jeune gars fasse un truc incroyable.
Mathis fronça les sourcils, misurpris, micompatis.
Ce nest pas que de la fatigue murmura-t-il.
Avec une douceur extrême, il souleva la petite couverture qui recouvrait Océane. Et là, il vit le problème: le clip du coucheculotte était mal attaché et frottait la peau. Un détail presque invisible, mais assez désagréable pour faire pousser les larmes dun bébé.
Pauvre petite chuchota le gars en réajustant le coucheculotte dune main sûre et calme.
En quelques secondes, les sanglots se sont mués en un petit gazouillis. Océane posa sa tête contre la poitrine de Mathis, se tut, et respira tranquillement. La cabine, qui était remplie de tension, sest soudainement tue, comme sous le choc.
Henri, le père, les yeux embués, lança:
Je ne sais pas comment te remercier réussitil à dire, la voix brisée.
Mathis sourit, timide.
Des fois, il suffit juste découter même les bébés.
Le milliardaire, habitué à régler des guerres dentreprise, se sentit vaincu dune façon très humaine, par la gentillesse dun ado quil ne connaissait pas.
Tu veux rester assis ici pour le reste du vol? demanda Henri. Je crois quOcéane tapprécie.
Mathis hésita une fraction de seconde, puis acquiesça, sinstallant à côté dHenri, le petit Océane endormie dans ses bras.
Quand lavion a atterri à Genève, Henri en était sûr comme de son ombre: le jeune gars navait pas seulement calmé sa fille, il lui avait rendu un morceau despoir quil croyait perdu.
Et pendant que les passagers se levaient, quelquun a murmuré ce que tout le monde pensait déjà:
Parfois, les héros voyagent en classe économique.
