Le miracle du Nouvel An : Olga et Pierre, un couple de retraités parisiens, décident de fêter le réveillon en tête-à-tête chez eux, leur santé ne leur permettant plus d’entreprendre ne serait-ce qu’un petit voyage, et la famille s’étant peu à peu dispersée. Après avoir tenté en vain de convaincre la sœur de Pierre de les rejoindre – elle préfère passer la soirée seule – ils s’apprêtent à vivre un réveillon paisible, lorsqu’un coup de sonnette inattendu retentit. À la porte : leurs jeunes voisins, Alex et Hélène, accompagnés de leur petite fille Véra, venue déguisée en flocon de neige, que le hasard va confier à leurs soins pour la soirée. Pour ne pas gâcher la joie de la petite, qui attendait impatiemment le passage du Père Noël, Olga et Pierre se laissent gagner par l’esprit de fête : ils dansent, chantent, et redécouvrent ensemble la magie et la tendresse d’un réveillon partagé, où même le plus solide des généraux se surprend à virevolter comme une neige légère, et où, au matin, le miracle d’un cadeau inattendu redonne tout son sens à la nuit de la Saint-Sylvestre…

Le miracle du Nouvel An

Monique Lefèvre et Jacques Moreau ont décidé de passer le réveillon du Nouvel An chez eux, en tête-à-tête. Les années se sont accumulées et la santé ne leur permet plus de voyager, même brièvement. Et puis, il ny a plus vraiment de famille ou damis proches à aller voir. Ils ont bien tenté dinviter la sœur de Jacques, mais celle-ci leur a opposé un refus catégorique. Elle a préféré accueillir la nouvelle année seule. Rien ny a fait, elle était déterminée. Après tout, chacun fait bien ce qui lui plaît !

Soudain, la sonnette retentit, de façon totalement inattendue. Jacques, surpris, va ouvrir la porte. Qui cela pouvait-il bien être à une heure pareille ?

Sur le palier se tenaient leurs voisins : un jeune couple, Antoine et Camille, accompagnés de leur fillette, Capucine.

Voilà, expliqua Antoine, on vient de nous appeler durgence à lhôpital. Est-ce que vous pourriez garder Capucine pour la soirée ? Elle ira se coucher dans une heure et demie, et nous serons de retour au matin. Lemmener avec nous à la clinique ne lui apporterait aucune joie. Elle attendait la Saint-Sylvestre avec impatience, et il ny a même pas de sapin là-bas ! Puis, que ferait notre enfant parmi les patients ? On compte sur vous…

Sur leurs visages se lisait linquiétude ; Capucine, dans leurs bras, semblait sur le point de pleurer. Les larmes denfant, surtout le soir du Nouvel An, nont pas leur place, mais après tout, les larmes sont toujours de trop. Jacques se souvient dun article sur une tribu africaine où il est interdit de laisser les enfants pleurer : toute la famille les distrait, les console, et il ny a jamais de conflit parmi ces gens souriants et sereins. Chez nous, on se contente dun proverbe : « Quil pleure, ça lui passera. Les larmes nont jamais fait de mal à personne. »

Allez, confiez-nous votre Capucine ! Tu veux venir avec nous ? On va voir ensemble ce quil y a à la maison… Montre-moi sur tes doigts, Capucine, quel âge as-tu déjà ?

Trois ans. Bientôt quatre, dit la petite, dune voix claire.

Mais tu es presque une grande ! Entrez, ne restons pas sur le pas de la porte. Monique, des invités nous arrivent !

On est toujours contents davoir de la visite ! Viens donc, on a un sapin. Petit, certes, mais le Père Noël saura bien trouver et y déposer des cadeaux.

Il va vraiment en déposer un ? demande la fillette.

Bien sûr !

Même pour moi ?

Puisque tu passes la soirée du Nouvel An avec nous, il y aura aussi un cadeau pour toi.

Cest daccord. Je vais lattendre ici.

Qui donc ? demande Jacques, feignant de ne pas comprendre.

Mais le Père Noël, évidemment ! Je veux le remercier pour son cadeau. On dirait quil pose les cadeaux, mais personne ne lui dit merci ! Moi, jai demandé une poupée, une grosse. Je ne sais pas où il trouve tout ça… En magasin, cest payant, mais lan dernier, il ma offert un jouet tout neuf avec létiquette !

Capucine ouvrit de grands yeux, et baissa la voix, presque en chuchotant :

Tu crois quil vole, le Père Noël ?

Oh non, pas du tout, le défendit Jacques. Cest un homme honnête, le Père Noël !

Les parents de Capucine souhaitèrent à tout le monde une bonne année, le visage contrit, puis séclipsèrent. Leur petite invitée se promena timidement dans la maison, découvrant les lieux.

Mais dis-moi, quel est donc ce costume que tu portes ? demanda Jacques à la fillette.

Je suis un flocon de neige ! À la crèche, on a dansé la ronde des flocons sous le sapin. Le Père Noël est venu, mais il na apporté que des choses à manger. Vous voulez que je vous montre notre danse ? Vous pouvez danser avec moi !

Oh, avec nous deux, ça risque dêtre un peu compliqué, répondit Monique en riant.

Essayez, cest facile ! Il suffit de sautiller et dagiter les bras. Les paroles aident à faire les gestes :

Nous sommes des petits flocons blancs,
Nous arrivons en volant,
Légers comme duvet,
Froids comme lhiver.
Petit nuage blanc,
Cétait notre maison,
Nous sommes descendus de là-haut,
Pour un peu de repos.
Mais voilà quune brise nous pousse,
Et nous repartons aussitôt,
De congère en congère,
Tout là-haut, tout là-haut,
Nous légers flocons,
Nous arrivons en volant,
Toujours froids comme lhiver.

Capucine entonna la chanson en gigotant, et tout ce quil restait à faire à Monique et Jacques, cétait dagiter maladroitement les bras et de sautiller un peu. Ressemblaient-ils vraiment à des flocons ? Pour Capucine, cétait certain, ils étaient parfaits ! Lorsque la danse fut terminée, ils sinstallèrent tous sur le canapé, éclatant de rire.

Jai tout fait dans ma vie, confia Jacques, militaire, jusquà général, mais flocon, cest une première ! Ça ma plu.

Moi non plus, jamais flocon, sourit Monique. Sauf peut-être, Garçonne des Neiges… Tu te souviens, la première fois que tu mas vue, cétait à la fête organisée pour les officiers, jétais Sœur des Neiges pour la musique…

Oh que oui, je nai jamais deviné que tu nétais plus une ado ! Je ny ai pas fait attention… Puis, le soir du bal du 14 juillet au cercle militaire, dans ta robe à fleurs, tes escarpins beiges et ce collier rouge éclatant… Je me souviens avoir cherché où je tavais déjà vue ! Je tai invitée à danser, je tai questionnée directement, et tu mas avoué. Tu mas charmé pour la vie. Tu te rends compte, ça fait… quarante-cinq ans ! Mais oui, voyons ! Cest notre anniversaire ! Champagne ! Et si je chantais une petite chanson pour vous deux ? Cela fait si longtemps que je nai pas touché à ma guitare…

Chante, demande Monique. Nous, on écoute avec Capucine.

Jacques saisit sa vieille guitare, sinstalla, esquissa un sourire rêveur, puis se mit à chanter doucement en regardant les yeux confiants de lenfant :

Petits yeux charmants,
Vous mavez ensorcelé,
Il y a tant de vie,
Tant de tendresse dans vos reflets.
Pour toi, je plongerais au fond des mers,
Pour toi, jirais jusquaux nuages,
Je te donnerai tout sur cette terre,
Pourvu que tu maimes un peu !

Capucine applaudit à tout rompre, ravie de la chanson.

Et une sur le sapin, papi !

Ah ! Daccord, répondit Jacques, et il entonna « Mon beau sapin, roi des forêts… »

Je naurais jamais cru, confia Monique, que ce Nouvel An serait aussi joyeux. Je croyais quon sassiérait tristement à table, quon irait se coucher tôt, en jetant un œil par la fenêtre aux feux dartifice… Cest bien mieux : chansons, danse, rires ! Nous sommes formidables !

Capucine réclama quon lui rapproche un fauteuil du sapin. Elle avait décidé, coûte que coûte, de veiller le Père Noël. Mais ses yeux se fermaient tous seuls, et elle finit par sendormir dans le fauteuil.

Monique prépara un lit dans la chambre, pendant que Jacques, tout en douceur, porta la fillette endormie. Le poids du petit corps lui réchauffa le cœur, et il lembrassa tendrement sur le front.

Dors, petite fée. Le Père Noël pensera à toi, cest promis.

Au matin, Capucine se précipita sous le sapin. Une grosse boîte lattendait : dedans, une magnifique poupée.

Il est vraiment venu ! Encore une fois, jai dormi ! Merci pour la poupée, Père Noël ! cria la petite par la fenêtre.

Il ta entendue, cest certain, sourit Jacques.

Mais où donc lancien général avait-il bien pu trouver une si belle poupée, au cœur de la nuit de la Saint-Sylvestre ? Pour tous, même pour Monique, ce fut à jamais un mystère…

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Был уже вечер. Зять привёз свою тёщу домой, поставил её две сумки в коридоре, и она прошла к дочери. Когда женщина увидела мать, её разочарование не знало границ: «Теперь мне всю жизнь придётся заботиться о тебе? Ты ведь больше не захочешь возвращаться в свою деревню…» Эта история случилась с моей старой подругой, которая очень некрасиво обошлась со своей пожилой матерью. К счастью, всё закончилось хорошо: о тёще позаботился её зять и устроил её в хорошую платную клинику. Но на тот момент Света, так звали дочь, ничего не знала и узнала всё лишь после выписки матери из больницы. Муж Светы приехал к ним домой с тёщей и сказал жене: «Твоя мама теперь здорова, я купил ей всё необходимое, но ей нужен присмотр, поэтому она поживёт у нас. Ты же не против?» Вместо благодарности Света устроила сцену: «Мама, я только приехала в Москву, начала устраивать жизнь, а тут ты — и хочешь остаться со мной! Я что, должна о тебе всю жизнь заботиться? Почему ты не возвращаешься в свою деревню?» Мать, услышав это, очень расстроилась, но больше всех удивился муж Светы — он впервые увидел её с этой стороны. Тёща собрала вещи, а Света хлопнула дверью и ушла к подруге. Когда она поздно вечером вернулась, в прихожей стояли её чемоданы и билет на поезд. Она спросила мужа: «Почему мама всё ещё здесь? Или ты уезжаешь?» — «Нет, это твои вещи и твой билет, — ответил муж. — Видимо, нам стоит пожить отдельно. Я хотел детей, но теперь понимаю: я не хочу, чтобы мои дети воспитывались такой матерью. Подумай, уезжай пока что в деревню к своей маме, а она поживёт здесь. Когда всё обдумаешь — возвращайся».