En un seul geste, j’ai anéanti douze ans de mariage heureux – Comment j’ai tout perdu en poursuivant l’illusion d’une vie meilleure et pourquoi, aujourd’hui, je regrette d’avoir quitté mon mari, Mireille, une vie de confort, et notre fille, pour un autre qui m’a abandonnée.

Dun simple geste, jai effacé douze années dun mariage heureux.

Il y a fort longtemps, dun revers de main, jai balayé douze ans de bonheur conjugal. Mon époux, Pierre, était un homme droit et attentionné ; en sa présence, il ne me manquait de rien. Pourtant, une part de moi en attendait toujours davantage sans doute avais-je trop laissé les romans et films emplir mon imagination.

Je me suis mariée à vingt ans, et javais alors la certitude sourde que notre vie à deux serait monotone, bien pâle au regard de celles que jentrevoyais ailleurs.

Nous partagions une grande maison à Lyon avec ses parents, chaque famille occupant un étage séparé, préservant ainsi notre intimité. Pierre voyageait souvent pour subvenir à nos besoins tandis que je restais avec notre fille de six ans, Lucienne. Une nuit, jai reçu sur un réseau social un message dun inconnu. Dabord, nous échangions quelques mots par courrier électronique, puis nous avons commencé à nous voir en secret.

Peu à peu, la présence de Maxence me devint indispensable. Lorsque Pierre rentra dun long voyage dhiver, je pris mon courage à deux mains et lui révélai tout. Pour la première fois, je vis des larmes couler sur ses joues. Tout ce quil put me demander fut : « Que te fallait-il de plus ? »

Aujourdhui, avec le recul du temps, je comprends lerreur que jai commise javais tout : une maison, une automobile, des fourrures reçues en cadeau, des bijoux. Pierre sefforçait toujours de me plaire, mais je ne savais pas reconnaître le véritable bonheur. Lorsque Noël arriva, je fis mes valises et téléphonai à Maxence pour quil vienne me chercher.

Je trouvai refuge chez ma mère, que je retrouvai à Paris après un séjour à létranger. Ma sœur cadette, installée là aussi avec son mari et leur petite fille, moffrit sa chambre pour quelques nuits. Je mimaginais déjà une vie paisible avec Maxence, pensant que le bonheur mattendait, mais je me trompais. Un matin, il disparut sans laisser de trace, cessant de répondre à mes appels. Cest alors que je réalisai que je navais plus de foyer vers lequel me tourner. La perspective de rester indéfiniment chez ma famille me pesait, et je me sentais perdue, sans savoir quelle direction prendre.

Les membres de ma famille entreprirent de maider coûte que coûte à retrouver Pierre. Mais celui-ci, blessé, demeura distant lorsque je vins lui demander pardon. Il avait aimé sincèrement, mais se sentait trahi, lui aussi. Ses parents, quant à eux, refusèrent toute idée de réconciliation et me signifièrent que, si nous nous remettions ensemble, ils ne nous permettraient plus de vivre sous leur toit. Pierre accepta cependant de me voir, uniquement pour mannoncer quil voulait désormais construire sa vie avec une autre femme.

Il savéra que Maxence, lui, navait pas de logement à lui ; il peinait à régler ses dettes et rêvait seulement dun coin de vie à lui. Pierre ne me pardonna jamais. Aujourdhui, jhabite un appartement en périphérie, dont le loyer est partagé entre ma mère et mon ex-mari, car je me trouve sans emploi.

Cest ainsi que, par orgueil et par illusion, jai tout perdu. À présent, avec lexpérience du temps, je comprends la valeur du bonheur passé, qui mavait échappé sous mes yeux.

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En un seul geste, j’ai anéanti douze ans de mariage heureux – Comment j’ai tout perdu en poursuivant l’illusion d’une vie meilleure et pourquoi, aujourd’hui, je regrette d’avoir quitté mon mari, Mireille, une vie de confort, et notre fille, pour un autre qui m’a abandonnée.
— Oh là là, je peux en prendre des comme ça au supermarché, et c’est bien moins cher, dit une femme pressée en désignant ses légumes.