Ma famille a coupé les ponts avec moi à cause d’un prêt bancaire : divorce, trahison et dettes – comment la fortune de ma cousine s’est envolée, et pourquoi je refuse de payer les erreurs des autres

Cher journal,

Il y a déjà quelques années que jai divorcé de mon mari, à cause de son infidélité. Pour moi, la trahison est ce quil y a de plus douloureux dans un mariage. Pardonner aurait été impossible et je nai ressenti aucun soutien de la part de ma belle-famille. Ma propre tante, Françoise, pense que tout peut sarranger dans la vie, quil suffit de passer outre et de pardonner pour que tout redevienne comme avant. Elle cite souvent la réussite de sa fille, Églantine, qui est mariée à un homme daffaires à Lyon ; elle parle de leur vie luxueuse, des voitures changées régulièrement, des bijoux et des robes de créateur mais je savais que tout cela nétait quapparence.

En vérité, leur société ne rapportait presque rien et leur train de vie était entretenu à crédit : le faste masquait une réalité bien moins dorée. Cela ne servait à rien de discuter, et jai finalement cessé tout contact avec ma tante.

Quant à mon ex-mari, Bruno, il est toujours ponctuel pour les versements de la pension alimentaire pour Camille, notre fille, et il nhésite pas à payer pour la réparation de ma voiture quand il le faut. Javais voulu le rembourser un jour, mais il a fermement refusé. Je ne lempêche pas de voir Camille ; ils sentendent à merveille et se voient régulièrement.

Ma famille, pourtant, ne fait que critiquer mon divorce. Personne dans mon entourage proche ne comprend et préfère me juger. Cela fait mal, mais jai appris à accepter leur indifférence. Notre vie, celle de Camille et la mienne, reste simple mais digne ; nous arrivons à boucler les fins de mois sans excès.

Il y a quelques semaines, maman ma téléphoné, un ton grave dans la voix, pour mannoncer des nouvelles peu réjouissantes concernant la famille de Françoise. Apparemment, les dettes cumulées par ma tante et Églantine dépassaient les 4 millions deuros. Les banques réclamaient leur dû, mais Françoise et sa fille étaient au bord du gouffre. Elles se sont tournées vers maman ; mais comment une retraitée, avec une pension dinvalidité, aurait-elle pu financer quoi que ce soit ?

Évidemment, elles mont aussi sollicitée. Mais avec mon salaire modeste, je nétais daucune aide. Françoise ma proposé de vendre mon appartement parisien et ma voiture, demménager avec maman, puis de partager la somme avec elle pour régler leurs dettes. Son culot ma profondément choquée ; jai fini par lui dire franchement ce que je pensais : je ne suis responsable ni de leurs crédits ni de leurs choix. Je nai rien à leur devoir et naiderai pas à payer leurs erreurs.

Françoise a mis fin à notre conversation sans saluer, et depuis ce jour, nous ne nous sommes plus parlé.

Maman ma annoncé plus tard quÉglantine avait dû vendre leurs deux voitures, leur appartement de centre-ville et leur société. Son époux la quittée, et elles ont déménagé dans un petit appartement en banlieue lyonnaise.

Aujourdhui, en repensant à toute cette histoire, je me sens soulagée davoir pris mes distances. Je ne regrette rien ; il vaut mieux une vie simple, honnête, et sans dettes, quun luxe emprunté à grands frais.

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