L’Ex-Mari Étale Sa Nouvelle Épouse — Quelques Minutes Plus Tard, Son Ex Signe un Document Qui Lui Fera Tout Regretter

**Journal dun Homme 15 Novembre**

Lair du bureau chez Morel & Lefèvre avait la teinte fade dun thé trop léger. Une odeur de nettoyant chimique, cher et impersonnel, flottait dans la pièce.

Élodie Fournier se sentait comme un fantôme errant sur les ruines de sa propre vie.

Six mois avaient passé, lentement, douloureusement. Aujourdhui marquait la finla signature qui scellait la fin de son mariage, de ses rêves, et des années passées à croire en un homme qui nexistait plus.

De lautre côté de la table en acajou poli, se tenait Théo Laurent, celui qui lui avait promis léternitéavant de lui offrir, en échange, un dossier minutieux de leurs biens, soigneusement arrangé en sa faveur.

Il nétait pas seul.

À son bras se pressait Chloé Dumontsa remplaçante.

Chloé était une symphonie en nuances neutres. Un pull en cachemire, un pantalon taillé sur mesure, des escarpins hautschaque pièce dans une teinte différente de beige ou de crème. Ses cheveux blonds luisaient comme de lor, tandis quà son poignet étincelait une montre Audemars Piguet en or rose. Elle ne regardait pas les documents. Elle admirait la façon dont les diamants capturaient la lumière terne de laprès-midi.

Théo souriait, satisfait. Son costume Dior lui collait à la peau, ses boutons de manchette brillant comme pour souligner sa victoire. Il respirait larrogance dun homme qui croyait avoir tout gagné.

« On pourrait accélérer les choses ? » demanda-t-il, la voix lisse, presque théâtrale. « Élodie appartient au passé. Inutile de prolonger linévitable. »

Le mot *passé* la blessa plus profondément quune clause légale. La main dÉlodie trembla légèrement, mais elle signa dune écriture ferme. Sa signature était le point final dune histoire damour devenue trahison.

Théo se renversa dans son fauteuil, triomphant, tandis que Chloé déposait un baiser sur sa joue, sa montre scintillant comme un trophée.

Élodie ramassa ses affaires, ajusta son sac en cuir usé sur son épaule, et sortit sous la pluie. Une bruine grise collait ses cheveux à son visage tandis quelle marchait sur les pavés luisants de la ville. Un instant, elle resta là, vaincue.

Cest alors que son téléphone sonna.

Elle faillit ne pas répondre, imaginant un appel de compassion de sa sœur. Mais le nom sur lécran la fit hésiter : *Cabinet Durand & Associés.*

Perplexe, elle décrocha.

« Mme Fournier ? » Une voix professionnelle. « Je suis Maître Laurent Dubois. Nous avons besoin de votre présence immédiate à notre bureau. Il sagit de la succession de Marguerite Dumont. »

Élodie se figea. « Je crois quil y a une erreur. Je ne connais aucune Marguerite Dumont. »

« Vous la connaîtrez en voyant les documents, » répondit Maître Dubois. « Nous vous conseillons de venir. Aujourdhui. »

La ligne se coupa avant quelle ne puisse protester.

Tremblante, elle héla un taxi. Elle navait plus rien à perdre.

Les bureaux de Durand & Associés étaient à des années-lumière de lendroit quelle venait de quitter. Ici, lair sentait le bois ciré et les orchidées fraîches. Une réceptionniste la guida vers une salle de conférence où Maître Dubois, un homme aux cheveux argentés et lunettes cerclées, se leva pour laccueillir.

« Mme Fournier, merci dêtre venue. Asseyez-vous, je vous prie. »

Élodie sinstalla dans un fauteuil en cuir. « Je ne comprends toujours pas »

Maître Dubois glissa un dossier vers elle. « Vous êtes bien Élodie Claire Fournier, née à Lyon en 1985 ? Ancienne épouse de Théo Laurent ? »

« Oui »

« Alors il ny a pas derreur. Marguerite Dumont était votre marraine. Elle est décédée le mois dernier. Dans son testament, elle vous a désignée comme unique héritière. »

Élodie cligna des yeux. « Ma marraine ? Mes parents ne men ont jamais parlé. »

« Cétait une cousine éloignée de votre mère. Très discrète. Mais elle suivait votre vie de près. Elle admirait votre carrière, votre résilience. Et elle a estimé que vousplus que quiconqueméritiez son héritage. »

Élodie ouvrit le dossier. Le souffle coupé, elle découvrit des titres de propriétéles éditions Dumont, une chaîne de maisons dédition et de galeries dart à travers la France. Des actions. Des biens immobiliers. Une fortune inimaginable.

« Ce nest pas possible »

« Si, » murmura Maître Dubois. « Tout cela vous revient. À compter daujourdhui. »

Élodie se renversa dans son siège, le cœur battant. Elle revit le sourire satisfait de Théo, le mépris dans ses yeux, la montre clinquante de Chloé. Pendant quils se réjouissaient, elle était devenue, sans le savoir, lhéritière dun empire.

Le lendemain matin, Théo lappela. Sa voix était faussement détendue.

« Élodie, salut. Chloé et moi avons entendu une nouvelle intéressante. Concernant les éditions Dumont. Félicitations, je suppose. » Un rire nerveux. « Écoute, on devrait peut-être se voir. Pour arranger les choses. Aucune raison de couper les ponts. »

Élodie faillit rire. Le même homme qui lavait traitée de *relique* moins de vingt-quatre heures plus tôt cherchait maintenant à se racheter.

« Je ne crois pas, Théo, » répondit-elle calmement. « Certaines choses doivent rester dans le passé. »

Elle raccrocha.

Les semaines suivantes transformèrent sa vie. Elle quitta son modeste poste darchiviste et prit place au conseil dadministration des éditions Dumont. Au début, les directeurs doutaient de sa réserve et de son manque dexpérience. Mais Élodie écouta, apprit vite, et parla avec une assurance qui imposa le respect.

Son premier acte fut de créer une fondation pour les bibliothèques et archives sous-financéesles lieux où elle sétait autrefois sentie invisible. Pour la première fois, sa vie nétait plus définie par une trahison. Elle construisait quelque chose de plus grand.

De temps en temps, elle croisait Théo et Chloé en ville. Ils navaient plus cet éclat insolent. Leur assurance sétait érodée sous les mauvais choix financiers et le charme déclinant de Théo. La montre de Chloé brillait toujours, mais elle paraissait maintenant vulgaireun ornement cachant le vide.

Élodie, elle, marchait avec une sérénité nouvelle. Elle navait plus besoin de vengeance.

Pourtant, lorsquelle signa son premier contrat majeurdune valeur supérieure à tout ce quelle et Théo avaient jamais partagé, elle repensa à cet après-midi pluvieux.

Le souvenir ne la piquait plus. Il ressemblait plutôt à une page tournée, une histoire réécrite.

Elle était entrée dans lorage, vaincue.
Elle en était ressortie héritière.

Et tandis que les lumières de Paris se reflétaient sur les vitres de son bureau, Élodie Fournier souritnon plus une relique, mais une femme qui avait hérité

Оцените статью
L’Ex-Mari Étale Sa Nouvelle Épouse — Quelques Minutes Plus Tard, Son Ex Signe un Document Qui Lui Fera Tout Regretter
Depuis que je vis avec mon mari, il n’a jamais travaillé dur, et lorsqu’il est arrivé à l’âge de la retraite, il est devenu un véritable pantouflard J’ai 57 ans. Je suis l’épouse de Jean depuis plus de trente ans et, tout ce temps, je me suis occupée de lui : lessive, bons petits plats, ambiance chaleureuse à la maison. J’ai toujours été une femme bosseuse. J’ai cumulé les emplois pour offrir le meilleur à mes enfants, que j’ai élevés et inscrits dans les meilleures écoles. Depuis toujours, je n’ai jamais arrêté de travailler, même lorsque mes enfants étaient petits. C’est grâce à cela qu’ils n’ont jamais manqué de rien. Depuis que nous vivons ensemble, mon mari n’a jamais fourni beaucoup d’efforts et, depuis qu’il est à la retraite, il s’est transformé en casanier absolu. Pour ma part, je dois continuer à travailler et à aider nos enfants à s’occuper de nos petits-enfants, en plus de toutes les tâches ménagères. Je lui ai demandé à de nombreuses reprises de trouver un travail, même comme agent de sécurité, mais il s’entête : d’après lui, on s’en sort très bien et il n’a plus besoin de travailler. Jean a un défaut, toutefois : il adore manger ! Déjà, ce n’est pas facile de préparer le repas chaque jour. Parfois, je rentre du travail et il a tout dévoré, ne laissant que la soupe. C’est ça, notre quotidien : il ne pense qu’à lui. Un jour, une amie m’a conseillé de cuisiner des plats séparés : pour lui, des ingrédients bon marché, et pour moi, des produits de qualité. De retour à la maison, j’ai expliqué à mon mari que le médecin m’avait mise au régime – désormais, nous ne mangerions plus la même chose et il n’aurait pas le droit de toucher à mes portions. J’ai appris à cacher les friandises dans un placard et, lorsqu’il descend au garage, je me prépare un bon thé avec des douceurs. Je dissimule la charcuterie et le fromage bien au fond du frigo, puis, lorsqu’il a le dos tourné, je me régale. J’ai trouvé la solution idéale grâce à nos deux réfrigérateurs – l’un sert pour l’alimentation de base, l’autre pour les conserves, qui accueille mes meilleures provisions. Les hommes ne s’intéressent généralement guère à ce qu’il y a en cuisine, alors j’en profite. Pour moi, je choisis de la dinde de qualité pour préparer des boulettes à la vapeur, tandis que pour lui, du bœuf un peu dépassé, bien assaisonné… Il mange tout sans protester. Je lui achète aussi des pâtes bas de gamme, alors que pour moi, c’est toujours du blé dur. Je ne crois pas mal agir en restant mariée à Jean. S’il veut vraiment manger varié et sain, eh bien qu’il se remette au travail ! Se séparer à notre âge ne mènerait à rien – nous avons déjà partagé presque toute une vie. Il faudrait vendre la maison, tout partager, et aucun de nous ne le souhaite aujourd’hui.