« Écoutez bien ! Je suis désormais riche et il est temps pour nous de divorcer, » déclara le mari avec arrogance. Il ne pouvait pas imaginer les conséquences.

Cher journal,

Aujourdhui, jai annoncé à ma femme que jétais devenu riche et que notre divorce était inévitable. Je ne pouvais pas imaginer les conséquences de ces mots.

«Tu ne réalises pas à quel point ta médiocrité mirrite désormais,» ai-je lancé, le regard flamboyant. «Je ne veux plus dune souris grise, jen mérite davantage!»

«Pensestu vraiment que largent te rend meilleur?», a répliqué Odile, la voix tremblante, tentant de retenir ses larmes.

Le crépuscule baignait la cuisine de notre petit appartement à Paris, où Odile préparait le souper. Lodeur du pot-au-feu et des tartes aux pommes embaumait la pièce.

Je suis entré en trombe, lenveloppe à la main, le sourire jusquaux oreilles.

«Odile!Odile! Tu ne vas pas en croire tes yeux!», aije crié sans même ôter mes chaussures. «Je viens de recevoir une lettre dhéritage dun lointain parent!Je suis riche!»

Odile sest essuyée les mains sur son tablier, puis a répondu calmement :

«Cest une bonne nouvelle, André,» atelle dit. «Mais qui est ce parent? Nous ne connaissions personne»

«Peu importe!», aije éclaté de rire, lembrassant sur la joue. «Nous pourrons tout nous permettre maintenant!»

Elle a haussé les sourcils, surprise, mais je me suis lancé dans un monologue sur nos futurs projets, gesticulant et rêvant de voitures de luxe et de voyages à Monaco.

Le lendemain, après une nuit blanche à me croire futur millionnaire, jai changé du tout au tout. Je la regardais désormais avec dédain, dictant chaque instant à mon propre profit. Tous mes propos tournaient autour de ma supposée richesse, comme si la lettre était un prix Nobel.

«Odile,» aije dit pendant le petitdéjeuner, sans même la regarder, «maintenant que je suis riche, il faut reconsidérer notre relation.»

Elle a frissonné, incrédule.

«Quentendstu par là?», atelle demandé, les yeux embués.

«Je suis à un tout autre niveau,» aije répliqué en mordant dans mon croissant. «Dautres personnes, pas toi.»

Choquée, Odile a appelé ses amies, Solène et Amélie, pour les retrouver dans un café du Marais et leur raconter la scène.

«Les filles, vous nimaginez pas!André a reçu un héritage et maintenant il me trouve trop ordinaire!»

Solène a haussé les épaules.

«Quel sujet de conversation!Quel est ce parent qui tombe du ciel?»

Amélie, le front plissé, a demandé :

«Que vastu faire?»

«Je ne sais pas,» a soupiré Odile. «André est devenu détestable!»

Solène a secoué la tête.

«Odile, estu sûre que ce nest pas une erreur? Peutêtre estil simplement devenu fou?»

Odile a répété quelle ne savait rien, que ce comportement nétait pas du tout comme lui.

La soirée sest terminée ainsi. De retour chez nous, André feuilletait déjà des catalogues de voitures de sport. Langoisse sest installée en moi, mais lespoir que mes amies me soutiennent ma tenue debout.

Les jours ont passé et le comportement dAndré est devenu insoutenable. Bien quil nait pas encore touché largent, il marchait la tête haute comme sil était déjà millionnaire, me traitant avec arrogance et mépris.

«Odile, où est mon costume?Jai une réunion importante aujourdhui!», atil hurlé un matin.

Jai trouvé le costume et lai suspendu à la porte de la chambre.

«André, pouvonsnous parler?», aije demandé timidement.

«Pas maintenant,» matil rejettée. «Je nai pas de temps à perdre avec des futilités.»

Les larmes ont commencé à couler. Je ne comprenais pas pourquoi lhomme que jaimais sétait transformé en cet étranger froid. Jai de nouveau fait appel à Solène et Amélie, le soir même, dans le même petit café.

«Je ne peux plus vivre ainsi,» aije commencé, les sanglots retenus. «André est devenu insupportable. Il me traite comme une servante et prétend avoir besoin dautres personnes autour de lui.»

Solène a ri, renversant presque son café.

«Quel vilain!Odile, il faut le remettre à sa place. Il na même pas encore reçu lhéritage et il se comporte déjà comme un aristocrate.»

Amélie a hoché la tête.

«Nous sommes là pour toi,» atelle assuré. «Ne tinquiète pas, tout finira par sarranger.»

Les jours se sont enchaînés, les insultes aussi. Un soir, André, rentré en colère, a lancé :

«Odile, tu comprends que je suis une toute autre personne maintenant. Tu nas jamais été quune souris grise, et maintenant je vois que tu nattends que mon argent pour te gaver.»

«Comment peuxtu dire cela?Nous sommes ensemble depuis tant dannées, je tai toujours soutenu!», aije protesté.

«Oui, soutenu,» atil ricanné. «Mais maintenant je réalise que tout ce qui tintéresse, cest largent.»

Jai tenté de raisonner :

«Parlons de ce qui se passe en toi.»

«Tu ne comprendras jamais,» atil rétorqué avec mépris. «Tu es trop simple pour ce nouveau niveau.»

Ces mots ont été la goutte deau qui a fait déborder le vase. Le lendemain, Solène et Amélie sont venues me voir au même café.

«Odile, il faut que nous te disions la vérité,» a commencé Solène.

«La lettre dhéritage était fausse,» a ajouté Amélie. «Nous lavons fabriquée pour te faire voir qui André est réellement.»

Je suis restée sans voix.

«Vous vouliez vraiment me mentir?»

«Nous voulions simplement te protéger,» a expliqué Amélie en me prenant la main. «Il se comportait déjà comme un tyran.»

Leur confession ma brisée et soulagée à la fois. Le même soir, André est rentré, a trouvé la pièce vide, sauf moi, assise, le regard déterminé.

«André, encore cette discussion?», atil demandé irrité en retirant sa veste.

«Assiedstoi, André,» aije dit calmement. «Nous devons parler.»

Il sest assis, bougon.

«Tu crois vraiment à tes amies?Tu penses quelles sont jalouses de notre bonheur?»

«Ce nest pas une question de jalousie,» aije répliqué. «La lettre était un mensonge.»

Il est devenu rouge de colère, puis, realizing the truth, il a crié :

«Je pars.»

Il a empaqueté ses affaires et a franchi la porte. Quand elle sest refermée, une vague de douleur mêlée à un soulagement ma envahie. Une nouvelle vie souvrait devant moi.

Solène et Amélie sont arrivées immédiatement après son départ. Elles mont serrée dans leurs bras, me réconfortant.

«Comment te senstu?», a demandé Solène.

«Cest difficile,» aije admis. «Mais je sais que cest la bonne décision.»

Amélie, toujours présente, a ajouté :

«Nous avons découvert que le véritable avocat suisse nous avait contactées à propos dun héritage réel.»

«Un vrai héritage?De quel parent?», aije demandé, incrédule.

Elles ont expliqué quun notaire de Genève avait trouvé une trace dune fortune appartenant à un oncle éloigné dOdile, et que le dossier était réel. Elles avaient voulu tester le caractère dAndré avant de me le révéler.

Jai appelé le notaire, confirmé lexistence de lhéritage et, enfin, senti le poids de la liberté se lever sur mes épaules.

Nous avons levé nos verres de champagne, offerts par Solène pour loccasion.

«À une nouvelle vie, pleine de bonheur et de liberté!», a proclamé Solène.

«Aux vrais amis et à un avenir meilleur!», a ajouté Amélie.

«Merci à vous, les filles, pour tout,» aije dit, le cœur débordant de gratitude.

Ce chapitre se clôture ici, mais une leçon demeure gravée en moi :

Largent ne change pas la valeur dune personne ; cest la sincérité et le respect qui construisent une vraie relation. Leçon : ne jamais laisser lavidité corrompre le cœur, et choisir toujours ceux qui vous aiment pour ce que vous êtes, pas pour ce que vous possédez.

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Un jeune aide-soignant se voit confier un rôle insolite — jouer le petit-fils disparu d’une femme à l’article de la mort. Ce qu’il ne prévoyait pas, c’était de reconnaître le visage de sa propre mère parmi les photos de cette inconnue.