J’ai presque 60 ans, mais après six ans de mariage, mon mari de 30 ans mon cadet m’appelle encore chaque nuit ‘ma petite femme’ et… m’incite à boire quelque chose qui me fait toujours perdre la tête.

Jai presque soixanteans, mais après six années de mariage, mon époux, qui a trente ans de moins que moi, mappelle chaque soir « ma petite épouse » et me fait boire une boisson qui me fait perdre la tête à chaque fois.

Je mappelle Isabelle Moreau. Jai cinquanteneuf ans, et jamais je naurais imaginé retomber amoureuse à mon âge aussi intensément, aussi follement, aussi naïvement.

Quand jai rencontré Théo Lavigne, jen avais trentetrois, et lui nen avait que vingttrois. Il était le nouveau coach du club de sport où je me suis inscrite « juste pour ne pas rester cloîtrée après mon divorce ». Grand, bronzé, aux fossettes espiègles, avec un sourire qui faisait trembler les genoux dune grandmère à deux fils adultes.

Il sapprochait pour corriger ma posture, et chaque fois que ses mains touchaient mon épaule ou ma taille, je rougissais comme une adolescente. Trois mois plus tard, il ma invitée à prendre un café. Jai ri : « Mon garçon, tu es plus jeune que mon plus jeune fils. » Il ma rétorqué : « Et alors ? Le cœur ne regarde pas le passeport. »

Nous avons commencé à nous voir. Je pensais que ce serait une aventure passagère, quil samuserait et repartirait vers ses pairs. Mais un an a passé il nest pas parti. Deux ans il sest installé chez moi. Au troisième, il sest agenouillé dans le même club, devant tout le monde, et ma demandé ma main.

Mes fils sont restés bouche bée. Mes amies ont secoué la tête, incrédules. Les voisines chuchotaient : « Elle la acheté », « Il attendra quelle meure pour toucher lhéritage. » Mais nous vivions, simplement, et nous étions heureux.

Le mariage était intime, seulement les proches. Jétais vêtue dune simple robe blanche (oui, à cinquantesix ans, je me suis permise dêtre mariée). Théo portait un smoking, les yeux larmoyants. Lorsque le prêtre a dit « Vous pouvez embrasser la mariée », Théo ma murmurés à loreille : « Ma petite épouse ». Depuis ce jour, il mappelle ainsi, chaque soir, chaque nuit.

Et puis est venue notre petite énigme.

Chaque soirée, lorsquil ne reste que nous deux, il me sert un verre pas de vin, pas de cognac. Il prépare une boisson spéciale, prétendant que cest son « élixir de jeunesse pour ma reine ». Au goût de miel et dherbes, il me la fait boire et, trente minutes plus tard, je suis submergée.

Ce nest pas de livresse. Cest autre chose. Mon corps devient léger, ma peau hypersensible, mon cœur bat comme celui dune vingtaine dannées. Je ris sans raison, je cours dans la maison en arborant son chemisier, je danse sur des vieux airs, je chante en karaoké. Il me regarde, les yeux épris, et répète : « Regarde comme tu es ma petite femme ma petite folle. »

Je lui ai demandé ce quil contenait. Il na fait que sourire : « Un secret. Mais cest sûr, et cest juste pour toi. »

Un soir, je lai surpris à verser quelques gouttes dun flacon noir. Létiquette annonçait : aphrodisiaques naturels, extrait de damiana, pavot, ginseng, Larginine et une autre substance que je nai pas déchiffrée. Le dosage semblait suffisant pour toute une équipe de foot.

Je fais semblant de navoir rien vu. Pourquoi ? Parce que jaime cela.

Jaime sentir, à cinquanteneuf ans, que je suis une amante de vingtcinq ans. Jaime quand il me porte dans les bras jusquà la chambre, murmurant : « Tu es ma petite épouse, je ne te lâcherai jamais. » Jaime me réveiller le matin avec son petitdéjeuner déjà posé, son regard posé sur moi comme si jétais la plus belle chose qui lui soit arrivée.

La semaine dernière, nous avons célébré notre sixième anniversaire. Il a préparé une surprise : une salle remplie de bougies, la musique des années80, et il portait le même jean et le même teeshirt quil avait enfilés le premier jour où il est venu chez moi.

Il a déposé devant moi un verre du même « élixir » et a dit :

« Isabelle, tu crois que je te bois pour te rajeunir. Non, je te bois pour que tu noublies jamais : tu seras toujours ma petite épouse. À soixante, à soixantedix, à quatrevingtdix. Quand tes cheveux seront gris jusquaux hanches, quand nous marcherons avec des cannes je continuerai à te servir ce verre et à te dire : « Bois, mon amour, car aujourdhui je retombe amoureux de toi. » »

Jai bu jusquau fond.

Encore une fois, jai couru dans la maison en son chemisier, jai ri jusquaux larmes, jai fait lamour jusquà laube.

Quils bavardent, quils ne comprennent pas.

Théo et moi, nous avons notre formule du printemps éternel. Le principal ingrédient nest pas la fiole dherbes.

Le vrai ingrédient, cest lui, et la façon dont il me regarde.

Et il mappelle « ma petite épouse ».

Chaque nuit.

Voilà déjà six ans.

Et je sais que cest pour toujours.

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J’ai presque 60 ans, mais après six ans de mariage, mon mari de 30 ans mon cadet m’appelle encore chaque nuit ‘ma petite femme’ et… m’incite à boire quelque chose qui me fait toujours perdre la tête.
La belle-mère a fait une visite surprise dans mes armoires et a découvert une drôle de surprise.