« Leurs enfants ont tout saccagé à notre mariage ! » – se plaignait mon amie Je n’ai pas été invitée au mariage d’Hélène, alors que nous étions plutôt proches. Je l’ai félicitée environ un mois plus tard, nous nous sommes retrouvées dans un café et je lui ai offert un cadeau. Bien sûr, je lui ai demandé de me raconter comment s’était déroulé le mariage et la réception, mais je l’ai vite regretté. Presque toute l’histoire de ce grand jour tournait autour des commentaires sur le comportement des enfants de la sœur de son mari, que celle-ci avait emmenés avec elle, même si tous les invités avaient été prévenus que les enfants devaient rester à la maison. Pour une raison quelconque, Hélène estimait que les enfants n’avaient pas leur place à la cérémonie. Mon amie avait soigneusement planifié son mariage, allant jusqu’à déterminer qui serait assis à quelle table. Elle avait donc organisé la fête de façon à ce que les enfants ne s’y intègrent pas du tout. Il faut savoir que la sœur du mari d’Hélène venait de divorcer, à peine quelques mois avant le mariage. En tant que mère de deux enfants, il devait être vraiment difficile pour elle de les laisser seuls longtemps. Leur grand-mère, la belle-mère d’Hélène, allait évidemment aussi au mariage, et engager une baby-sitter était à la fois coûteux et source de stress. Après tout, on ne sait jamais à qui on confie ses enfants. Avant le mariage, Hélène avait rencontré plusieurs fois sa future belle-sœur pour lui faire comprendre qu’il fallait trouver une solution pour les enfants. Mais elle n’a jamais précisé laquelle, et ne s’en est finalement pas souciée. Sa belle-sœur est donc venue avec ses enfants, qui d’après Hélène, se sont montrés turbulents dès la cérémonie. La belle-mère, voyant l’énervement d’Hélène, a tenté d’apaiser les choses et a rapidement négocié deux places supplémentaires avec le responsable du restaurant. Les autres invités ont mis leur grain de sel, certains de façon discrète, d’autres en demandant carrément à la jeune mariée : « Pourquoi tout le monde ne pouvait-il pas venir avec ses enfants ? » Bien sûr, ce genre de questions et d’allusions a déconcerté Hélène, qui a dû inventer des réponses pour calmer la grogne. Je pense qu’Hélène, malgré toute sa créativité, n’a pas pensé à faire venir un animateur pour les enfants ni à prévoir un buffet de desserts, histoire qu’ils puissent s’amuser sans gêner personne. Lorsqu’une mariée organise sa fête non seulement pour elle-même, mais aussi pour ceux qu’elle aime, il faut tenir compte de leurs besoins et de leurs possibilités. Je n’ai pas commenté l’indignation d’Hélène, pour ne pas envenimer notre relation, mais ma réaction lui a fait comprendre que je ne partageais pas vraiment ses préjugés contre la présence d’enfants au mariage.

Je nai pas été invité au mariage de Chantal, même si nous étions assez proches. Un mois plus tard, je lui ai tout de même adressé mes félicitations et nous nous sommes retrouvés dans un salon de thé à Lyon, où je lui ai remis un petit cadeau. Évidemment, je lui ai demandé de me raconter comment sétait déroulée la cérémonie et la fête, mais je lai vite regretté. Lessentiel de son récit tournait autour du comportement des enfants de la sœur de son mari, quelle avait emmenés malgré la consigne donnée à tous les invités de ne pas venir avec leurs enfants.

Chantal estimait que les enfants navaient pas leur place lors de cette réception. Elle avait tout organisé dans les moindres détails, allant jusquà définir qui serait assis à côté de qui, et avait prévu une fête très adulte dans un joli restaurant du Vieux Lyon, sans penser aux plus jeunes.

Il faut préciser que la belle-sœur de Chantal était divorcée depuis à peine quelques mois. La pauvre, avec ses deux enfants à charge, devait trouver difficile de les laisser seuls pendant un si long moment. Leur grand-mère, la belle-mère de Chantal, était aussi invitée à la noce, et faire appel à une nounou coûtait cher et lui semblait trop risqué ; après tout, confier ses enfants à une inconnue nest pas simple.

Avant le mariage, Chantal avait pourtant rencontré sa future belle-sœur à plusieurs reprises pour discuter du sujet, expliquant quil fallait trouver une solution pour les enfants, sans vraiment sattarder sur le problème ni proposer dalternative. Finalement, la belle-sœur est arrivée avec ses deux enfants, qui, selon Chantal, se comportaient très mal même pendant la cérémonie à léglise. Sa belle-mère, voyant la gêne provoquée, a tenté tant bien que mal dapaiser la situation et a réussi à obtenir deux chaises supplémentaires auprès du responsable du restaurant.

Certains invités nont pas arrangé les choses en lançant, sur le ton de la plaisanterie ou parfois très sérieusement : « Et pourquoi tout le monde navait-il pas le droit de venir avec ses enfants ? » Des remarques qui ont sidéré Chantal et quelle a tenté de justifier tant bien que mal, tout en essayant de calmer le mécontentement des convives.

À mon avis, malgré toute sa créativité, Chantal na jamais envisagé de faire appel à un animateur pour occuper les enfants ou dinstaller un coin sucré avec des desserts où ils auraient pu se retrouver sans gêner personne.

Si une mariée souhaite faire plaisir non seulement à elle-même mais aussi à ses proches, elle doit aussi tenir compte de leurs contraintes et de leur situation familiale.

Pour ma part, je nai pas commenté le récit indigné de Chantal afin déviter de tendre notre relation, mais elle a bien compris à ma réaction que je napprouvais pas vraiment ses idées préconçues sur la présence denfants à son mariage.

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« Leurs enfants ont tout saccagé à notre mariage ! » – se plaignait mon amie Je n’ai pas été invitée au mariage d’Hélène, alors que nous étions plutôt proches. Je l’ai félicitée environ un mois plus tard, nous nous sommes retrouvées dans un café et je lui ai offert un cadeau. Bien sûr, je lui ai demandé de me raconter comment s’était déroulé le mariage et la réception, mais je l’ai vite regretté. Presque toute l’histoire de ce grand jour tournait autour des commentaires sur le comportement des enfants de la sœur de son mari, que celle-ci avait emmenés avec elle, même si tous les invités avaient été prévenus que les enfants devaient rester à la maison. Pour une raison quelconque, Hélène estimait que les enfants n’avaient pas leur place à la cérémonie. Mon amie avait soigneusement planifié son mariage, allant jusqu’à déterminer qui serait assis à quelle table. Elle avait donc organisé la fête de façon à ce que les enfants ne s’y intègrent pas du tout. Il faut savoir que la sœur du mari d’Hélène venait de divorcer, à peine quelques mois avant le mariage. En tant que mère de deux enfants, il devait être vraiment difficile pour elle de les laisser seuls longtemps. Leur grand-mère, la belle-mère d’Hélène, allait évidemment aussi au mariage, et engager une baby-sitter était à la fois coûteux et source de stress. Après tout, on ne sait jamais à qui on confie ses enfants. Avant le mariage, Hélène avait rencontré plusieurs fois sa future belle-sœur pour lui faire comprendre qu’il fallait trouver une solution pour les enfants. Mais elle n’a jamais précisé laquelle, et ne s’en est finalement pas souciée. Sa belle-sœur est donc venue avec ses enfants, qui d’après Hélène, se sont montrés turbulents dès la cérémonie. La belle-mère, voyant l’énervement d’Hélène, a tenté d’apaiser les choses et a rapidement négocié deux places supplémentaires avec le responsable du restaurant. Les autres invités ont mis leur grain de sel, certains de façon discrète, d’autres en demandant carrément à la jeune mariée : « Pourquoi tout le monde ne pouvait-il pas venir avec ses enfants ? » Bien sûr, ce genre de questions et d’allusions a déconcerté Hélène, qui a dû inventer des réponses pour calmer la grogne. Je pense qu’Hélène, malgré toute sa créativité, n’a pas pensé à faire venir un animateur pour les enfants ni à prévoir un buffet de desserts, histoire qu’ils puissent s’amuser sans gêner personne. Lorsqu’une mariée organise sa fête non seulement pour elle-même, mais aussi pour ceux qu’elle aime, il faut tenir compte de leurs besoins et de leurs possibilités. Je n’ai pas commenté l’indignation d’Hélène, pour ne pas envenimer notre relation, mais ma réaction lui a fait comprendre que je ne partageais pas vraiment ses préjugés contre la présence d’enfants au mariage.
Mes parents ne méritent que du mépris. Je regrette d’être née dans une telle famille.