« Madame, qu’est-ce qu’on mange ? » : Les ouvriers après la pose de la fenêtre – Imaginez, ils ont insisté pour que je les nourrisse. J’ai immédiatement appelé leur patron pour tout lui raconter.

« Madame, quest-ce quil y a à manger ? » : Les ouvriers après avoir posé la fenêtre

Imaginez, ils ont insisté pour que je leur prépare à manger. Jai tout de suite appelé leur chef et lui ai raconté ce qui venait de se passer.

Il ny a pas longtemps, nous avons remplacé la fenêtre dans la chambre de mon fils. Mon mari est au bureau, mon fils est à lécole.

En attendant larrivée des ouvriers, je ferme les portes des autres pièces ; je naime pas quon regarde partout chez moi, même si mon appartement est bien tenu.

Trois hommes arrivent pour travailler. Ils me saluent bruyamment, sans aucune discrétion.

Leur attitude me met un peu mal à laise. Ce genre de familiarité quand on est chez quelquun pour la première fois, je ne comprends pas.

Rapidement, la situation empire. Lun des ouvriers sapproche dune porte fermée, louvre, et observe :

Bon, alors, cest ici quon doit changer la fenêtre ? Sans me laisser répondre, le même ouvrier ouvre déjà la porte dune autre pièce.

Pourquoi ouvrez-vous la porte, vous voyez bien quelle est fermée ? Vous pourriez au moins demander avant dentrer, ce nest pas votre maison ici. Je vais vous indiquer où vous devez aller, et quoi faire.

Le changement de la fenêtre prend environ cinq heures. Sils étaient sortis moins souvent fumer, ils auraient sûrement pu finir plus vite.

Pendant quils rangent leurs outils, je mets de leau à chauffer. Javais lintention de les saluer poliment, puis de boire un café tranquillement avant de commencer à nettoyer la chambre.

Soudain, louvrier le plus indiscret débarque dans la cuisine :

Je vois que vous préparez quelque chose. Vous nous offrez quoi pour le dîner ?

Je navais absolument pas prévu ce genre de demande.

Non. Je ne sais pas ce que vous allez manger ce soir, je suppose que cest ce que vos femmes auront préparé.

On est là depuis presque cinq heures, on est épuisés et affamés. Presque tous nos clients nous offrent à manger. Vous ne pouvez pas faire des sandwiches ? Si on était restés jusquau soir, vous nous auriez laissés mourir de faim ?

Même dans ce cas, je ne vous aurais rien préparé. Vous êtes ici pour travailler, pas pour une visite. Je paie pour votre service, à vous de prévoir votre repas.

Je nai rien donné à manger aux ouvriers, et ils sont partis de chez moi furieux.

Javoue quon ne mavait jamais parlé ainsi.

Ils espéraient vraiment que jallais leur dresser la table ?

Lorsquon a fait venir des ouvriers pour dautres travaux, ils ont toujours apporté de quoi manger, parfois demandaient un verre deau et encore, pas systématiquement.

Je ne pense pas que le client doive offrir à manger. Cest une question professionnelle, cela ne regarde en rien ma cuisine ou mes repas.

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« Madame, qu’est-ce qu’on mange ? » : Les ouvriers après la pose de la fenêtre – Imaginez, ils ont insisté pour que je les nourrisse. J’ai immédiatement appelé leur patron pour tout lui raconter.
Depuis que je vis avec mon mari, il n’a jamais travaillé dur, et lorsqu’il est arrivé à l’âge de la retraite, il est devenu un véritable pantouflard J’ai 57 ans. Je suis l’épouse de Jean depuis plus de trente ans et, tout ce temps, je me suis occupée de lui : lessive, bons petits plats, ambiance chaleureuse à la maison. J’ai toujours été une femme bosseuse. J’ai cumulé les emplois pour offrir le meilleur à mes enfants, que j’ai élevés et inscrits dans les meilleures écoles. Depuis toujours, je n’ai jamais arrêté de travailler, même lorsque mes enfants étaient petits. C’est grâce à cela qu’ils n’ont jamais manqué de rien. Depuis que nous vivons ensemble, mon mari n’a jamais fourni beaucoup d’efforts et, depuis qu’il est à la retraite, il s’est transformé en casanier absolu. Pour ma part, je dois continuer à travailler et à aider nos enfants à s’occuper de nos petits-enfants, en plus de toutes les tâches ménagères. Je lui ai demandé à de nombreuses reprises de trouver un travail, même comme agent de sécurité, mais il s’entête : d’après lui, on s’en sort très bien et il n’a plus besoin de travailler. Jean a un défaut, toutefois : il adore manger ! Déjà, ce n’est pas facile de préparer le repas chaque jour. Parfois, je rentre du travail et il a tout dévoré, ne laissant que la soupe. C’est ça, notre quotidien : il ne pense qu’à lui. Un jour, une amie m’a conseillé de cuisiner des plats séparés : pour lui, des ingrédients bon marché, et pour moi, des produits de qualité. De retour à la maison, j’ai expliqué à mon mari que le médecin m’avait mise au régime – désormais, nous ne mangerions plus la même chose et il n’aurait pas le droit de toucher à mes portions. J’ai appris à cacher les friandises dans un placard et, lorsqu’il descend au garage, je me prépare un bon thé avec des douceurs. Je dissimule la charcuterie et le fromage bien au fond du frigo, puis, lorsqu’il a le dos tourné, je me régale. J’ai trouvé la solution idéale grâce à nos deux réfrigérateurs – l’un sert pour l’alimentation de base, l’autre pour les conserves, qui accueille mes meilleures provisions. Les hommes ne s’intéressent généralement guère à ce qu’il y a en cuisine, alors j’en profite. Pour moi, je choisis de la dinde de qualité pour préparer des boulettes à la vapeur, tandis que pour lui, du bœuf un peu dépassé, bien assaisonné… Il mange tout sans protester. Je lui achète aussi des pâtes bas de gamme, alors que pour moi, c’est toujours du blé dur. Je ne crois pas mal agir en restant mariée à Jean. S’il veut vraiment manger varié et sain, eh bien qu’il se remette au travail ! Se séparer à notre âge ne mènerait à rien – nous avons déjà partagé presque toute une vie. Il faudrait vendre la maison, tout partager, et aucun de nous ne le souhaite aujourd’hui.