Влюбилась в молодого мужчину, но его интересовало совершенно другое

Вспоминая те годы, я, Мария Петровна, уже за шестьдесят, ощущала острое одиночество. Мой муж давно ушёл из семьи, а единственный сын жил за границей, в Канаде, и, как мне казалось, больше не вернётся.

Ты же не должна быть одна! постоянно напоминала мне подруга Ольга Ивановна.

А где искать этого «принца»? вздыхала я. Моих ровесниц почти все сломлены жизнью, в их глазах нет радости. Им нужна не жена, а просто прислуга!

Попробуй познакомиться с кемнибудь помладше. Ты же всё ещё красива!

Эти слова застряли в голове, и вскоре в мою жизнь вошёл Иван Сергеевич. Ему было сорок пять, он уже был разведён, а взрослая дочь живёт отдельно. Мы начали переписываться, потом встречаться, и он переехал ко мне в квартиру на Арбате.

Я была счастлива, словно весна после долгой зимы. Но вскоре выяснилось, что у Ивана были совсем другие цели

Мой первый муж оказался тяжёлым бременем. Он не работал, жил на мои деньги, тратил их на выпивку и постоянно выносил из дома вещи. Я терпела, будто так и должно быть.

Однажды я собралась с духом, упаковала его вещи, вынесла их за дверь и навсегда их заперла. Это принесло мне невиданное облегчение.

После развода у меня появились сторонники, но я никого не пускала близко. Последние годы оказались особенно тяжёлыми. Сын уехал в Канаду на работу и решил остаться там навсегда. Я радовалась за него, но понимала, что идти за ним уже поздно менять страну, привычки, образ жизни мне было не по силам.

Ты же не можешь быть одна! Найди когонибудь, вновь уговаривала Ольга.

Где? Все мужчины моего возраста выглядят уныло, они не ищут любви, а лишь ищут, кто бы их поддержал.

Обрати внимание на помладших!

Сначала её совет казался мне смешным, но вскоре судьба повернула колёса. Каждый день в скворечнике у моего дома я наблюдала мужчину, выгуливающего собаку. Высокий, подтянутый, с лёгкой сединой на висках.

Сначала лишь взгляды, потом короткие приветствия, а потом И Иван стал частью моего быта. Он дарил цветы, приглашал на прогулки, рассказывал интересные истории. Я словно расцвела. Люди вокруг завидовали, ктото осуждал, но меня это не тревожило.

Когда Иван переехал ко мне, я снова готовила вкусные обеды, стирала его вещи, заботилась о нём Всё шло как по маслу, пока он однажды не сказал:

Ты могла бы выгуливать мою собаку. Тебе будет полезно больше ходить.

Пойдём вместе, предложила я.

Не стоит часто появляться вместе на людях

Эти слова стали для меня холодным душем. Что, он стыдится меня? Или просто нашёл удобную хозяйку, которая кормит и ухаживает за ним?

Вечером я решила открыто поговорить:

Иван, домашние дела должны быть общими. Свои вещи можешь стирать сам.

Он посмотрел на меня удивлённо, а затем самодовольно улыбнулся:

Ты же хотела молодого мужчину? Значит, должна и обслуживать его. Иначе зачем ты мне нужна?

Я молчала ровно три секунды.

У тебя есть полчаса, чтобы собрать вещи и уйти.

Ты шутишь! Я не могу! Моя дочь уже привела в мою квартиру своего молодого человека.

Тогда живите вместе! ответила я и закрыла дверь.

Боли или жалости я не ощутила, лишь лёгкую грусть. Я осталась одна. Снова. И снова задумалась: возможно ли в моём возрасте встретить истинную, искреннюю любовь? Или это лишь иллюзия, навеянная фильмами и книгами?

Пока ответ не известен. Но одно я понялa точно: я не для когото. Я для самой себя.

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Влюбилась в молодого мужчину, но его интересовало совершенно другое
La vie ne fait que commencer La veille au soir, Julie et sa meilleure amie Chloé s’étaient promis de commencer la journée par un jogging matinal. Même si c’est les grandes vacances à la fac et qu’elles auraient préféré faire la grasse matinée, il fallait bien se mettre au sport un jour. — Chloé, ne fais pas la marmotte, je te connais, tu adores traîner au lit jusqu’à midi, disait Julie la veille, et Chloé jurait qu’elle ne raterait pas le réveil. — Julie, t’inquiète, je me lèverai, quand il faut je deviens responsable, tu me connais, avait-elle rigolé en disant ça — qui parle de responsabilité, surtout pas elle. Julie se força à se lever de bonne heure, avant même que sa mère ne parte au travail, elle finissait son café en grommelant. — Maman, tu parles toute seule ? s’étonna Julie. — Je me plains, regarde : nouvelle blouse toute propre et déjà une tache de café… — Qui disait que je prends pas soin de mes affaires ? fit remarquer Julie, tu pouvais boire ton café en tee-shirt à la maison. — Je suis pressée, maintenant je dois me changer. Bref, ne remue pas le couteau dans la plaie dès le matin. D’ailleurs, pourquoi es-tu déjà debout ? — J’ai rendez-vous au parc pour courir avec Chloé, répondit Julie sérieusement. — Ne me fais pas rire, tu parles avec qui, ta Chloé doit encore rêver en ce moment, j’en suis sûre. Bon, j’ai une requête : ça fait longtemps que t’as pas vu mamie ? — Maman, on s’appelle tous les jours, hier encore on a papoté ! — Bien. Eh bien aujourd’hui tu vas lui rendre visite, lui apporter ces médicaments pour la tension et lui prendre des croissants avec de la confiture de fraises, elle m’a dit que sa tension faisait des siennes. Achète-lui aussi des viennoiseries, elle fête bien ses soixante-quatre ans. Tu es en vacances, tu as le temps, moi je file. — Ok, maman, j’irai ce matin, je me sens comme le petit chaperon rouge, sauf que maman n’a pas fait de galettes, pensa Julie en souriant, oh zut et le jogging alors ? Elle appela Chloé, qui décrocha d’une voix endormie. — Oui… oh Julie, j’ai raté le réveil, t’es déjà au parc ? Désolée, j’arrive… — T’inquiète, j’ai une mission : rendre visite à mamie. On remet à plus tard la course, j’ai un petit-déj à prendre, puis courses et pharmacie, et mamie habite à l’autre bout de Paris. — Cool, alors, je me recouche, répondit Chloé ravie en raccrochant. Julie rit : — Maman avait raison, Chloé est une vraie dormeuse, et moi aussi j’aurais bien traîné au lit… Une heure plus tard, Julie quittait l’appartement avec son sac à dos, la liste des médicaments, un peu d’argent et un parapluie — le ciel était gris. Il lui fallut encore une heure pour arriver chez sa grand-mère, sur la rive opposée. Il était presque midi lorsqu’elle sonna à la porte de Marie-Simone. La grand-mère ouvrit presque instantanément, et Julie resta interloquée sur le pas de la porte, se demandant si elle ne s’était pas trompée d’appartement. — Dis donc, mamie, quelle transformation ! s’exclama Julie, époustouflée. — Alors, tu me trouves rajeunie ? demanda fièrement Marie-Simone en tournant sur elle-même. — Mais mamie, ce look ! Cette coupe de cheveux canon, et cette couleur cendrée, avec une manucure en plus ! Franchement, t’es au top, mamie, on n’ose même plus t’appeler mamie ! s’amusait Julie. — Tu aimes vraiment, Julie ? — Mais carrément ! D’ailleurs maman dit que tu as des soucis de tension, j’ai apporté tes médicaments, des croissants et de la confiture de fraise. — Ah, les croissants et la confiture, c’est gentil, mais j’évite le sucre ces temps-ci, reprends-les pour toi. — Mamie, tu me fais marcher là ! Qu’est-ce qui t’arrive ? Dis, tu serais pas tombée amoureuse ? Tu es rayonnante, ta fille se fait du souci et t’envoies balader… — Merci Julie, tu dois avoir mille choses à faire, tu ne restes pas un moment ? Julie, surprise, insista, elle n’avait pas l’habitude que sa grand-mère laisse filer aussi vite sa visite. — On partage un thé ? — Julie, je n’ai pas le temps, reprends tes croissants et ta confiture, tiens, je t’ai fait des crêpes aussi, tu repars avec un panier repas, s’amusa Marie-Simone. — Bon mamie, alors j’y vais… pensant pour elle-même : tout ça n’est pas net… Il y a anguille sous roche, sûrement un papy dans l’équation ? En descendant l’escalier, Julie réfléchissait. — Faut que je surveille cette histoire. Depuis quand mamie me met dehors ? C’est la faute d’un vieux monsieur, c’est sûr… Ou alors une sortie entre copines, théâtre, cinéma, voire café, elle me l’a déjà raconté. Arrivée dehors, Julie se planqua derrière les garages de la cour. Elle n’eut pas à attendre longtemps ; au bout d’une demi-heure, Marie-Simone sortit de l’immeuble. — Tiens, nouveau tailleur ! Où va-t-elle ? En route vers le parc… Quand sa grand-mère arriva à bonne distance, Julie se mit à la suivre discrètement. — Pourvu que mamie ne me remarque pas ! pensa-t-elle. Mais Marie-Simone était plongée dans ses pensées. Au parc, un homme aux cheveux argentés l’attendait avec un bouquet de fleurs. Julie se glissa derrière un lilas. Sa grand-mère s’approcha, l’homme lui offrit les fleurs et l’embrassa sur la joue ; elle fit de même. — Je rêve, c’est bien un amoureux ! La classe, mamie ! Je pensais qu’à cet âge il n’y avait plus d’idylle… Oh, il lui prend la main, c’est trop mignon. Elles prirent la direction d’un petit café, terrasse d’été. Julie observa la scène, mais soudain, elle percuta un jeune homme qui filmait la scène avec son portable. — Eh, t’es qui toi ? Pourquoi tu filmes ma grand-mère ? Tu n’as pas le droit ! Le garçon, surpris, bafouilla, puis répondit : — Je suis journaliste. Peut-être que je veux écrire un article sur l’amour à la retraite… Julie fit la moue. — L’amour… tu parles ! C’est rempli d’arnaqueurs, de nos jours. Ils veulent juste dépouiller les gentilles mamies de leur appartement. — Tu crois vraiment ça ? s’étonna le garçon. — J’en suis persuadée ! Et pourquoi t’as choisi ma mamie ? Je ne t’autorise pas à la filmer, c’est illégal. Et ce “fiancé” à côté, attention qu’il ne lui pique pas son deux pièces ! — Le garçon la regarda, vexé. — Si tu veux tout savoir, ce monsieur possède un grand trois-pièces en plein centre. Moi, j’habite chez lui en ce moment, mes parents refont leur appart. — C’est ton grand-père ? — Oui, c’est mon papi, Édouard. Il a beaucoup changé, il se rase tous les deux jours, a acheté des jeans neufs, même du parfum. J’ai vite compris qu’il y avait quelque chose ! Et si c’était une femme intéressée ? Il faut que je surveille, moi aussi… — Donc, celui qui est avec ma mamie, c’est ton papi ? Moi, c’est Julie, et toi ? — Arthur, répondit-il avec un sourire. Bon, on a tout découvert, alors on peut les laisser tranquilles. Moi je ne suis pas contre. — Moi non plus, avoua Julie en riant. — Dis Julie, tant qu’on y est, si on allait au ciné tous les deux ? demanda Arthur. Y’a un thriller au Gaumont. — Avec plaisir, répondit-elle. Trois mois plus tard, Marie-Simone appela sa fille : — Ma chérie, Julie est là ? — Oui, maman, pourquoi ? — J’ai une nouvelle à vous annoncer : mon ami Édouard m’a demandé en mariage, et j’ai accepté. Préparez-vous, je vous invite à la cérémonie ! — Mamie, cria Julie, mais pourquoi se marier à votre âge ? Vous n’allez plus avoir d’enfants ! — Julie, ma chérie, il faut vivre dans les règles ! Nous, la vieille génération, on fait comme il faut. L’amour, ça n’a pas d’âge, tu sais. Et puis, quand l’amour frappe à la porte, quel que soit ton âge, il faut foncer à la mairie ! — D’accord, maman. On va se préparer pour tes noces. — À propos, tu savais que Julie sort avec Arthur, le petit-fils d’Édouard ? demanda la grand-mère. — Je sais, elle a tout raconté. Elle l’adore, hein, Julie ? — Oui mamie, il est top, ton Édouard aussi ! rigola Julie. Peu après, tout le monde fêta le mariage de Marie-Simone et Édouard dans un petit café chaleureux. Le bonheur était dans l’air.