Я только что родила, когда мужа отправили в командировку за границу на полгода

28апреля2025года
Сегодня, перечитывая свои записи, я почти не верю, как всё изменилось с того момента, как родились наши малыши.

После того как я привела в мир наших близнецов, Андрей был вынужден уехать в командировку в Германию на полгода. За день до отъезда он заехал к своей матери в селоНовоселье, чтобы попрощаться, и вернулся с пятилетним мальчиком.

Познакомьтесь, это мой сын Илья, сказал Андрей, опустив глаза.

Я остолбенела, а в тот же миг крикнули новорождённые. Охваченная шоком, я бросилась к ним. Позже Андрей раскрыл правду.

Шесть лет тому назад он вынужден был жениться на соседке Аграфене. Они провели вместе лишь одну ночь, после чего она забеременела. Аграфена была закрытой и странной: дни проходили за чтением энциклопедий, она считала себя умнее всех вокруг. Узнав о беременности, мать Аграфены пришла к Андрею с угрозами и заставила его взять её в жёны.

После рождения сына Аграфена сошла с ума: она не узнавала людей, вопила при виде ребёнка. Её поместили в психиатрическую больницу, а мальчика стал воспитывать отец Андрея. Сам Андрей почти не общался с Ильёй.

Когда Андрей встретил меня, он скрывал эту часть своей жизни, боясь потерять меня. Перед отъездом он зашёл к матери, чтобы оставить ей деньги 50000рублей на Илью, но узнал, что она больше не в состоянии заботиться о внуке. Поэтому он привёз Илью к нам.

Я посмотрела в глаза мальчика, и в них отразился страх. Я обняла его, прижала к себе и поняла, что он не виноват в случившемся. Андрей тяжело выдохнул и поцеловал меня.

На следующий день он уехал, обещая, что через полгода вернётся и у нас начнётся новая жизнь.

Но Андрей не вернулся. Я осталась одна с тремя детьми. Даже моя мать перестала со мной общаться, назвав меня сумасшедшей. Десять лет я надеялась на его возвращение, пока через общих знакомых не узнала, что он живёт в Берлине с богатой женой.

Я ни разу не пожалела, что приняла Илью в свою семью. Он вырос умным и порядочным человеком, окончил институт по специальности «программное обеспечение» и стал одним из лучших программистов в Новосибирске. Хотя жил он уже отдельно, каждое воскресенье приходил к нам, проводя целый день с нами и братьями.

Однажды Илья приехал, загадочно улыбнулся и сказал:

Собирайтесь, я приготовил для вас сюрприз.

Мы вышли из машины перед красивым двухэтажным домом. Илья протянул мне ключи:

Заходи, мама, это для вас.

От счастья я чуть не упала в обморок. Илья построил просторный дом, где по комнате хватило каждому. Близнецы радостно бегали по новым коридорам, а я обняла сына и поблагодарила его.

Это я должен сказать спасибо, мама, ответил Илья. Вы любили меня, как своего, и воспитывали, несмотря на всё. Я всегда хотел выполнить обещание отца и построить для вас дом. Сегодня моя мечта сбылась.

Пишу эти строки, чтобы помнить, что даже в самых тяжёлых обстоятельствах может возникнуть светлая искра надежды.

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Я только что родила, когда мужа отправили в командировку за границу на полгода
La fille non reconnue À 16 ans, Océane était une vraie tornade ! Elle avait traîné avec une bande de jeunes adultes qui faisaient de petits vols et ne rentrait jamais dormir chez elle, torturant les nerfs de sa mère nuit et jour. Heureusement, elle n’a pas fini en prison lorsque ces garçons ont été arrêtés pour vol. C’est à ce moment-là qu’elle a découvert qu’elle attendait un enfant de l’un d’eux — Michaël, dont elle était amoureuse. Océane a mis du temps à l’annoncer à sa mère, trop tard pour interrompre la grossesse ; il ne lui restait plus qu’à garder bébé, même si le père est parti en centre de détention pour quatre ans. Avec son ventre rond, elle a tenté le coup chez les parents de Michaël, mais sa mère, Tamara, lui a vite fait comprendre la “politique familiale” : — Non seulement ce Michaël nous a humiliés devant toute la ville, mais en plus tu veux nous refiler un enfant qui n’est pas le nôtre ? Débrouille-toi, on n’a plus de fils — seulement une fille ! La coupe était pleine. Océane non plus n’a jamais insisté. Elle a avoué à sa mère sa grossesse, écouté ses reproches et a mis au monde une petite fille en plein santé, prénommée Marine. L’arrivée de Marine a calmé bien des envies de liberté chez Océane. Elle a trouvé un poste de vendeuse en supermarché, oubliait les fêtes et les beuveries. Merci à sa mère qui, ravie, gardait la petite, ne lui reprochait plus de ses erreurs passées, et la vie avait repris, modeste mais chaleureuse. Avec Michaël, quelques échanges de lettres ; il savait pour la naissance de Marine, mais ne l’a vue qu’à ses trois ans. Il a voulu recoller les morceaux avec Océane — “on pourrait se marier, pour la petite” — mais cette fois, hors de question : — C’est du passé ! s’est-elle coupée. Je doute même de t’avoir aimé à l’époque et maintenant c’est certain : je ne t’aime pas. J’ai un copain, Dimitri, on va se marier. Il sera un vrai père pour Marine. Bon vent ! Michaël n’a pas vraiment insisté. Un peu vexé, mais il a tourné la page : embauché comme chauffeur sur Paris avec un ami. Ses parents ne lui ont jamais pardonné ; plus rien ne le retenait dans la ville de province. Mais Marine ne l’oublie pas. Il appelle à chaque Noël, envoie des cadeaux. Ils ne se revoient qu’au bout de dix ans, quand Michaël est obligé de revenir dans le Sud pour des raisons de santé. Les relations avec ses parents se sont un peu apaisées, il voit sa sœur Nathalie et sa nièce Lisa. Mais il vit à part, dans une chambre en cité U, travaillant comme agent d’entretien à la mairie. Marine a toujours su qu’elle avait un vrai père. Elle l’aime autant qu’elle lui en veut : il est parti loin vivre sa vie, et elle doit s’adapter à sa famille recomposée. Son beau-père Nicolas est correct mais indifférent, sa mère ne pense plus qu’à son fils Vlad, elle se sent mise à l’écart. En vérité, ce n’était pas le cas, mais comment expliquer à une ado que Vlad demande juste plus d’attention car il est petit ? Océane fait ce qu’elle peut pour empêcher Marine de suivre ses propres mauvais chemins — sans grand succès. — T’es revenu ? gronde Marine, quand Michaël réapparaît. Il était temps ! — Ma fille, pourquoi cette agressivité ? — s’excuse le père. — La vie est ainsi, pas simple… — Ah, les adultes ! Toujours la faute à la “vie”… Vous n’avez pas mieux comme excuse ? Marine veut montrer sa rancœur, mais attend désespérément que son père la rassure. S’il se vexe et repart ? Encore seule dans sa famille recomposée… Mais non, Michaël fait preuve d’une incroyable patience, peu à peu le dialogue se rétablit. Il devient pour elle un modèle : lui décrit franchement ce qui arrive à qui transgresse la loi. Il boit parfois, ce qui dégoûte Marine. Il l’a compris et se cache les jours de cuite. — C’est quelqu’un de bien, — soupire sa voisine, tante Christine, amie de Marine. — Il n’a jamais eu de chance avec les femmes. Il vit seul, ne parle que de toi, sa fille. Marine acquiesce, persuadée que son père est responsable de sa propre misère… Il a essayé de la rapprocher de Lisa, sa cousine, mais l’entente n’est pas là. — Ma grand-mère m’a toujours dit que tu n’étais rien pour nous, — lâche Lisa. — Ta mère voulait nous imposer un enfant qui n’est pas de la famille, mais on n’a pas accepté. Ma grand-mère n’est pas idiote ! — Je n’ai pas besoin de vous ! peste Marine. Tu parles d’une famille royale ! Depuis, elles s’ignorent en ville. Par la suite, Marine apprend par son père que la mère de Lisa est décédée, que ses grands-parents maternels sont morts sans qu’elle les rencontre. Tante Christine lui confie que son père voulait la réconcilier avec sa famille, mais ils ont refusé ou il n’a pas osé… Marine n’en a cure, elle a ses propres soucis. Après le bac pro, elle trouve un emploi, à 22 ans se marie, et un an plus tard devient maman d’une adorable petite Louise. Michaël en est comblé. Il abandonne presque l’alcool, attend avec impatience de voir sa fille et sa petite-fille. Ils se retrouvent chez lui ou ailleurs — le beau-fils est peu hospitalier. — Il m’a demandé combien coûte la meilleure école privée, — glisse tante Christine. — Il veut économiser pour que sa petite-fille ait la meilleure éducation. Il a pris un deuxième job. Tu te rends compte ? — Pourvu qu’il arrête de boire… — murmure Marine. — Il n’a plus l’air en forme, et il a mal quelque part, mais il ne dit rien… Trois ans plus tard, Louise a un petit frère, Arthur. Le grand-père en est fou, mais préfère sa petite-fille. Il passe de moins en moins de temps avec eux, paraît épuisé. — Juste fatigué, — balaye-t-il les questions de Marine. — Je me repose, tout ira bien. Marine s’inquiète, mais la famille accapare son temps. Et voilà que son mari la quitte pour une jeunette. Procédure de divorce, audience… Marine perd de vue son père. — Viens, Marine, — la voix triste de tante Christine ne laisse pas de doutes — son père est mort. Heureusement, sa mère accepte de garder les enfants le temps des funérailles, sinon Marine aurait craqué. Lorsqu’elle s’est remise des obsèques, elle ne comprend pas tout de suite ce que Lisa veut dire : — Hé, l’héritage… — lâche la cousine. — Une chambre de cité U, pas vraiment grand-chose ! — C’est pas si mal, — objecte Lisa. — Ma mère disait que Michaël avait des actions qu’il avait achetées à Paris et qu’il n’avait pas bu jusqu’au bout. Ce n’est pas des millions, mais bon… Et la chambre peut se vendre. Marine sent la colère monter : à peine son père enterré, Lisa discute du partage ! — Moi, partager ? — s’indigne Lisa. — Je suis la seule héritière légale de Michaël. Je ne partagerai pas. Marine voudrait protester, mais se retient. Lisa a raison — officiellement, Marine n’était pas reconnue, son acte de naissance porte un autre nom. — Pas grave ! — affirme Nicolas en entendant l’histoire. — Tu n’as qu’à aller au tribunal et prouver qu’il était ton père. Lisa n’aura rien avec ses petites mains avides. — C’est facile ? — s’étonne Océane, en regardant sa fille. — Il faudrait un test ADN… Mais on compare avec quoi ? — Il n’y a même plus une brosse à dents de Michaël ? — ricane Nicolas. — Bon sang, vous n’y connaissez rien ! Non, il n’en reste rien. Pendant que Marine réfléchit, Lisa, qui avait obtenu les clés de la chambre, a fait passer une entreprise de nettoyage. Tout y a été désinfecté ; tous les objets jetés, vêtements lavés. — C’est normal, faut faire le ménage après un décès, — prétend Lisa, cachant mal son sourire. Mais l’idée de Nicolas est la bonne (Marine regrette d’avoir été froide avec lui !). — Va au tribunal, Marine. Il y a plein de témoins qui savent qu’il te considérait comme sa fille. Tu prouveras sans problème ! Et il avait raison. La mère témoigne, tante Christine aussi, collègues du défunt qui confirment qu’il parlait de sa fille et sa petite-fille… Finalement, Marine peut prétendre à la chambre, aux actions et au compte en banque, voire à l’appartement des grands-parents qui ne l’avaient jamais reconnue. Mais elle n’est pas cupide — elle partagera avec Lisa. Quant à comment… elle verra bien.