J’en ai assez de tous vous porter sur mon dos ! Un sou de moins – débrouillez-vous pour vous nourrir comme bon vous semble !» cria Yana, figeant les cartes bancaires.

« Jen ai assez de vous porter sur le dos ! Plus un centime! Servezvous comme vous voulez! » sécrie Amélie, en gelant la carte bancaire.

Elle ouvre la porte de lappartement et entend tout de suite le doux bourdonnement des voix qui viennent de la cuisine. Son mari, Paul, y est avec sa mèreMadame Louisequi est arrivée ce matin et, comme dhabitude, a transformé la cuisine en camp de base.

« Alors, cest quoi le souci avec la télé? », demande Paul.

« Elle est vieille comme les pierres, la photo est floue, le son saute. Elle aurait dû être remplacée il y a des lustres. », se plaint sa mère.

Amélie enlève ses mocassins et pénètre la cuisine. MadameLouise est assise à la table, une tasse de thé à la main ; Paul tapote sur son téléphone.

« Ah, Amélie, tu es là! On parlait justement de la télé de maman. », senthousiasme Paul.

« Questce qui ne va pas? », lance Amélie, déjà lasse.

« Elle est pratiquement morte. Il nous faut une nouvelle. », répond MadameLouise.

Paul pose son téléphone, le regarde Amélie droit dans les yeux.
« Comme dhabitude, cest toi qui règle ce genre de truc. Achètela à maman. On ne veut pas toucher à notre argent. »

Amélie, à michemin de son manteau, sinterrompt. Il la demandé comme sil voulait simplement quelle aille chercher une baguette.

« Je nen suis pas non plus dhumeur, et toi? », réplique-t-elle, imperturbable.

« Tu as un bon travail, tu gagnes bien, alors que mon salaire est modeste. », répond Paul.

Amélie le regarde, cherchant à savoir sil plaisante. Son expression respire la confiance tranquille dun homme persuadé davoir raison.

« Paul, je ne suis pas une banque, » ditelle lentement.

« Allez, ce nest quune télé. », hausselevent Paul.

Elle sassoit, la chaise grinçant sous elle. Son esprit revisite les derniers mois. Qui payait le loyer? Amélie. Les courses? Amélie. Les factures? Encore Amélie. Sans oublier les médicaments pour la tension de Louise et les douleurs aux articulations. Et le prêt de rénovation que la mère de Paul avait souscrit il avait cessé de rembourser après trois mois, et Amélie avait repris les échéances.

« Tu te souviens de quelque chose? », insiste Paul.

« Je me souviens de qui finance la famille depuis deux ans. »

MadameLouise intervient avec un soupir.
« Amélie, tu es la maîtresse de maison, cest ton devoir. Ce nest pas très dur dacheter une télé à ma fillefille? Cest pour la famille. »

« Pour la famille? », répète Amélie. « Où est donc la «famille» quand il faut régler une facture? »

« Ce nest pas quon ne fait rien, » réplique Paul. « Je travaille, et maman aide à la maison. »

« Quelle aide? », sétonne Amélie. « Louise ne vient que pour le thé et pour raconter ses maux. »

MadameLouise se hérisse.
« Je ne fais que parler, mais je vous donne des conseils pour bien gérer une famille. »

« Des conseils pour que je soutienne tout le monde? »

« Qui dautre le ferait? », demande Paul, réellement perplexe. « Tu as un travail stable et un bon revenu. »

Elle lobserve. Il croit vraiment que cest normal que son épouse porte toute la maisonnée sur ses épaules.

« Et toi, que faistu avec ton salaire? », lanceelle.

« Je le mets de côté, pour les jours de pluie. »

« Quel genre de pluie? »

« On ne sait jamais crise, licenciement. Il faut un coussin de sécurité. »

« Et où est mon coussin? »

« Tu as un emploi stable, ils ne te licencieraient pas. »

« Peutêtre quil faut que vous et votre mère décidiez vousmêmes ce que vous achetez, et avec quel argent, », conclut Amélie calmement.

Paul esquisse un sourire. « Pourquoi parler comme ça? Tu gères les finances comme une chef. Nous essayons déjà de ne pas talourdir. »

« Ne pas malourdir? », rougit Amélie. « Tu penses vraiment que tu nes pas un fardeau? »

« Ce nest pas quon demande quelque chose chaque jour, », intervient MadameLouise. « Seulement quand cest vraiment indispensable. »

« Une télé estelle indispensable? »

« Bien sûr! Comment vivre sans? Le journal, les programmes. »

« Tout se regarde en ligne. »

« Je ne comprends pas Internet, », coupe MadameLouise. « Il me faut une vraie télé. »

Le débat tourne en rond. À leurs yeux, il est évident quAmélie doit financer tout, tandis quils pincent chaque centime pour eux.

« Daccord, combien coûte la télé? », demande Amélie.

« On peut en prendre une bonne pour quarantemille euros, grand écran, internet intégré. », senthousiasme Paul.

« Quarantemille euros? », répèteelle.

« Ce nest pas grand chose. »

« Paul, tu sais combien je mets dans le budget familial chaque mois? »

« Beaucoup, je suppose. »

« Environ soixantedixmille euros: loyer, courses, factures, médicaments de Louise et son prêt. »

Paul hausse les épaules. « Cest la famille, ça se fait. »

« Et toi, ta part? »

« Parfois jachète du lait, du pain. »

« Tu dépenses au maximum cinq mille euros par mois pour le foyer, et pas même chaque mois. »

« Mais jéconomise pour la pluie. »

« Quelle pluie? La tienne? »

« La nôtre, bien sûr. »

« Alors pourquoi cet argent reste dans ton compte personnel et pas dans un compte commun? »

Paul se tait. MadameLouise se tait aussi.

« Amélie, tu parles à tort, », lance enfin la bellemère. « Mon fils subvient aux besoins de la famille. »

« Avec quoi? », demande Amélie, réellement perplexe. « La dernière fois que Paul a fait les courses, cétait il y a six mois, et seulement parce que jétais malade et je lai demandé. »

« Mais il travaille! »

« Et moi, je travaille. Mais mon salaire part à tout le monde, le sien reste à lui. »

« Cest comme ça que ça se passe, », répond Paul, moins sûr. « La femme gère le foyer. »

« Gérer le foyer ne veut pas dire porter tout le monde, », rétorque Amélie.

« Que proposestu? », demande MadameLouise.

« Que chacun porte son propre poids. »

« Comment cela peutil être de la «famille»? », sécrie la bellemère. « La famille, cest que tout le monde contribue, pas quune seule personne tire le reste. »

Paul la regarde, déconcerté. « Cest bizarre, on est mari et femme, on a un budget commun. »

« Un budget commun? », ricane Amélie. « Cest quand les deux versent dans la même cagnotte et dépensent ensemble. Ce que nous avons, cest moi qui mets, et toi qui thésaurises. »

« Je ne thésaurise pas, jéconomise. »

« Pour toi seul. Quand il faut de largent, tu dépenses le tien pour tes besoins, pas les nôtres. »

« Comment le saistu? »

« Je le sens. Maintenant, ta mère veut une télé. Tu as quarantemille euros déconomies. Tu vas lacheter pour elle? »

Paul hésite. « Eh bien ce sont mes économies. »

« Exactement, les tiennes. »

MadameLouise intervient. « Amélie, il ne faut pas parler ainsi à ton mari. Un homme doit se sentir chef de famille. »

« Et le chef doit soutenir la famille, pas vivre aux frais de sa femme. »

« Paul ne vit pas à mes dépens! », proteste la bellemère. « Pendant deux ans, jai payé le loyer, la bouffe, les factures, tes médicaments et ton prêt. Paul, lui, a gardé son argent pour ses besoins personnels. »

« Ce nest que temporaire, », se défend Paul. « On traverse une crise, les temps sont durs. »

« Nous sommes dans la crise depuis trois ans, et chaque mois tu me transfères davantage de charge. »

« Je ne transfère rien, je demande de laide. »

« Tu as payé le loyer une fois ces six derniers mois? »

« Non, mais »

« Et les courses? »

« Parfois. »

« Acheter du lait une fois par mois, ça ne compte pas. »

« Bon, daccord, je nai pas. Mais je travaille et japporte de largent à la maison. »

« Tu le mets tout de suite dans ton compte personnel. »

« Je ne le cache pas, je le garde pour lavenir. »

« Pour ton avenir. »

MadameLouise senfonce davantage. « Questce qui ta prise? Tu ne te plaignais jamais. »

« Je pensais que cétait temporaire, que tu finirais par partager les dépenses. »

« Et maintenant? »

« Je réalise que je suis devenue une vache à lait. »

« Comment osestu dire ça! », sécrie Paul.

« Questce quon appelle quand une personne finance tout le monde et quon attend encore des cadeaux? »

« Des cadeaux? La télé, cest un besoin pour maman! »

« Si ta mère veut une télé, quelle lachète avec sa pension. Ou utilise tes économies. »

« Sa pension est minime! »

« Et mon salaire, il sétire comme du caoutchouc? »

« Tu peux te le permettre. »

« Je le peux, mais je ne veux pas. »

Le silence sabat. Paul et sa mère se regardent.

« Pourquoi ne veuxtu pas? », demande Paul dune voix basse.

« Jen ai fini dêtre la seule à soutenir toute la famille. »

« Mais nous sommes une famille, on doit sentraider. »

« Exactement, sentraider, pas quune seule personne porte tout le monde. »

Amélie se lève, sentant quils la voient comme une carte bancaire qui crache de largent à la demande.

« Où vastu? », demande Paul.

« Pour gérer mes affaires. »

Sans un mot de plus, elle ouvre son téléphone, va dans lapplication bancaire et bloque la carte commune que Paul utilisait. Puis, elle transfère toutes ses économies vers un compte quelle avait ouvert un mois auparavant, «au cas où».

« Questce que tu fais? », demande Paul, inquiet.

« Je règle mes finances, », répondelle sèchement.

Il tente de voir lécran, mais elle le tourne. Cinq minutes plus tard, chaque euro a disparu du compte commun, transféré dans son compte personnel, inaccessible à Paul ou à MadameLouise.

« Amélie, questce qui se passe? », sénerve Paul.

« Ce qui aurait dû arriver il y a longtemps. »

Elle désactive tous les accès sauf le sien. Paul reste bouchebée, ne saisissant pas lampleur de son acte.

MadameLouise, paniquée, sélève.

« Quastu fait? Nous resterons sans argent! »

« Vous garderez ce que vous gagnez, », réplique Amélie.

« Que veuxtu dire par «nous gagnons»? La famille? Le budget commun? », hurle la bellemère.

« Nous navons jamais eu de budget commun. Il ny avait que mon budget, et tout le monde sen nourrissait. »

« Vous êtes folle! », sécrie laînée. « Nous sommes une famille! »

Amélie reste froide et claire.

« À partir daujourdhui, chacun vit pour soi. Je ne suis plus obligée de financer vos caprices. »

« Quels caprices? », sinsurge Paul. « Ce sont des besoins! »

« Une télé à quarantemille euros, cest un besoin? »

« Pour maman, oui! »

« Alors maman peut lacheter avec sa pension, ou utiliser tes économies. »

MadameLouise se tourne vers son fils.

« Pourquoi restestu là? Faisla sortir de sa place! »

Paul marmonne, évitant le regard dAmélie. Il sait quelle a raison, mais ne veut pas ladmettre.

« Amélie, pensestu vraiment que je dois soutenir toute ta famille? », demande-telle doucement. « Mari et femme, cest un partenariat, pas un portebagages. »

« Mon salaire est plus petit! », rétorque Paul.

« Ton salaire est plus petit, mais tes économies sont plus grosses, parce que tu ne les dépenses que pour toi. »

Paul reste muet. La bellemère, furieuse, savance.

« Rends largent tout de suite!Je nai plus de médicaments! »

« Achèteles avec ton propre argent. »

« Ma pension est petite! »

« Demande à ton fils, il a des économies. »

« Donnemoi de largent pour les médicaments! », exigeelle.

Paul hésite. « Maman, je garde ça pour la famille. »

« Je suis la famille! », clameelle.

« Ce sont mes économies. », réplique Paul.

Amélie intervient. « Quand il faut dépenser, largent de tout le monde devient soudainement personnel. »

Prenant conscience du sérieux de la situation, MadameLouise change de ton.

« Parlons calmement. Tu as toujours été gentille, vous avez toujours aidé. », ditelle.

« Jai aidé, jusquà ce que je réalise que jétais exploitée. »

« Tu nes pas exploitée, tu es appréciée! »

« Appréciée pour quoi? Payer chaque facture? »

« Pour soutenir la famille. »

« Je ne soutiens pas une famille, je soutiens deux adultes capables de travailler. »

Le lendemain, Amélie se rend à la banque, ouvre un compte individuel à son nom, imprime les relevés des deux dernières années : courses, loyer, factures, médicaments, prêt de la bellemère. Tout était sur elle.

De retour chez elle, elle sort une grande valise et commence à empaqueter les vêtements de Paul chemises, pantalons, chaussettes soigneusement pliés.

« Questce que tu fais? », demande Paul en rentrant du travail.

« Je prépare tes affaires. »

« Pourquoi? »

« Parce que tu ne vis plus ici. »

« Comment ça, je ne vis plus? Cest mon appartement aussi! »

« Lappartement est à mon nom. Cest moi qui décide qui y habite. »

« Mais nous sommes mari et femme! »

« Pour linstant, oui. Pas pour longtemps. »

Amélie fait rouler la valise dans le couloir et tend la main.

« Les clés. »

« Les clés? »

« Les clés de lappartement, toutes les copies. »

« Tu es sérieuse? », sétonne Paul.

« Absolument. »

Paul, à contrecœur, les remet. Amélie vérifie : la principale et la de rechange.

« Ta mère a une copie? »

« Oui, elle vient parfois. »

« Appellela, dislui deAlors, MadameLouise décrocha le téléphone, comprit que le dernier acte dAmélie était le point dancrage dune nouvelle liberté, et raccrocha en soupirant, acceptant enfin que la porte de lappartement resterait à jamais fermée.

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J’en ai assez de tous vous porter sur mon dos ! Un sou de moins – débrouillez-vous pour vous nourrir comme bon vous semble !» cria Yana, figeant les cartes bancaires.
« Tout ne va pas comme sur des roulettes », répondit Hélène. « Mon beau-père n’arrête pas de me réprimander. » — Alors, comment tu t’appelles, ma jolie ? — L’inconnu s’agenouilla près de la fillette. — Hélène ! — répondit-elle. — Et toi ? — Je m’appelle Charles, ta maman et moi allons vivre ensemble. Désormais, nous formons une famille : toi, ta maman et moi ! Bientôt, maman et Hélène s’installèrent chez Charles. Le beau-père possédait un appartement spacieux de trois pièces où Hélène eut sa propre chambre. Charles était gentil, il lui achetait sans cesse des bonbons et des jouets, tandis que son père ne l’appelait que pour se disputer avec sa mère. Un jour, sa mère lui annonça que son père avait une nouvelle famille et qu’il avait déménagé. Hélène était blessée, parce qu’elle l’aimait. Sa mère pouvait crier ou lui donner une tape, mais jamais son père. Hélène se souvenait que, lors du divorce, sa maman criait sur son père, allant même jusqu’à vouloir le frapper. Une phrase lui resta à jamais en mémoire : — Ne crois pas que tu es le premier à me tromper, ça fait longtemps que tu portes les cornes comme un cerf ! Sa mère fit alors les valises et elles partirent vivre chez sa grand-mère. Hélène ne comprenait pas d’où venaient ces cornes, surtout que son père était chauve, sans un cheveu sur le caillou. Ce fut la fin du couple parental. La vie avec Charles se passa bien, jusqu’au jour de la rentrée au CP. Hélène n’aimait pas l’école, était turbulente à la récré, et ses parents étaient souvent convoqués, parfois Charles s’y rendait à la place de sa mère. Le beau-père prenait très au sérieux l’éducation d’Hélène et l’aidait régulièrement à faire ses devoirs. — T’es personne pour moi, alors tu peux pas me commander ! — lançait Hélène, reprenant une phrase de sa grand-mère. — Mais c’est moi qui te nourris et qui t’habille, je suis ton père, en réalité — lui répondait Charles. À dix ans, son père revint en ville. Hélène savait ce que voulait dire « tromper ». « Sa nouvelle femme lui a sans doute aussi fait le coup », soupirait sa mère. Son père demanda à nouveau à voir sa fille, la mère accepta et ils furent heureux de se retrouver. — Comment ça va ? — demanda le père. — Pas terrible, — confia-t-elle. — Mon beau-père n’arrête pas de me réprimander. — Il n’est rien pour toi ! Quel droit a-t-il de te crier dessus ? — s’énerva le père. — Même mamie le dit, et il s’en fiche. — Hélène exagérait un peu, car Charles ne lui avait jamais vraiment crié dessus. Elle voulait simplement que son père s’inquiète pour elle. — Je vais régler ça, — assura-t-il. En se promenant au parc, ils apprirent que sur toutes les glissades, seules huit étaient ouvertes aux enfants, les autres étant réservées aux adultes accompagnants, mais son père refusa la balade. Hélène lui parla de son anniversaire et de son rêve d’avoir un nouveau smartphone. Quand sa mère vint la chercher, elle expliqua au père que Charles ne criait jamais sur la petite, mais il n’écoutait pas. — Mon père est vraiment radin ! — se plaignit Hélène à Charles. — Au parc, il m’a rien acheté à part une glace. On a juste marché, c’est tout. Charles, t’es mieux que mon père. — Réparons la bêtise de ton père, on va passer le week-end au centre de loisirs pour enfants. Mais le plan fut bouleversé par une urgence professionnelle de Charles, qui omit aussi les allusions au smartphone. — Papa, Charles m’a menti ! — pleura-t-elle au téléphone. — Il a dit qu’on irait au centre de loisirs, puis il m’a dit que je ne le méritais pas, ni le week-end, ni le smartphone. Bien que ce soit un mensonge, ça eut l’effet magique : son père lui acheta un smartphone. Il avait ignoré les sous-entendus précédents, mais là, il céda au vœu de sa fille… en version économique, faute de budget. — Tu pouvais pas attendre ton anniversaire ? — demanda Charles. — Je rêve d’un chien ! — répondit-elle. — Ah non, un chien, faut le sortir tous les jours, et toi, on sait que tu le feras jamais ! — rétorqua le beau-père. Hélène piqua une crise, appela immédiatement son père en larmes : — Papa, viens me chercher ! Charles m’embête et me fait des reproches ! — sanglotait-elle. La dispute éclata dans toute la famille. Hélène fut envoyée chez sa grand-mère, puis sa mère est arrivée, valises à la main, annonçant la séparation avec Charles. Son père retourna finalement auprès de sa femme, enceinte. Hélène n’aurait ni smartphone flambant neuf, ni chien, et chez mamie, même pas de chat !