Tu ne reverras plus jamais ta petite-fille» – ma bru a coupé les ponts et bloqué mon numéro

Tu ne reverras plus ta petite-fille déclara ma belle-fille avant de bloquer mon numéro.

Édith, puis-je faire la vaisselle ? Jai besoin de moccuper les mains proposa Juliette en entrant dans la cuisine où sa belle-mère lisait le journal.

Édith leva les yeux et observa Juliette, debout dans lencadrement de la porte, vêtue de sa robe de chambre habituelle, les cheveux en chignon négligé. Mais ses yeux brillaient étrangement, fiévreux.

Repose-toi, ma chérie. Tu as travaillé tard hier sur ta présentation. Je men occupe répondit Édith en repliant le journal.

Non, vraiment, laissez-moi faire. Vous faites déjà tant à la maison, et moi, je ne fais que gêner insista Juliette en se dirigeant vers lévier.

Édith fronça les sourcils. Le comportement de sa belle-fille la troublait. Dhabitude réservée, presque tendue en sa présence, Juliette sagitait aujourdhui comme une élève avant un examen.

Où est Chloé ? demanda Édith, pensant à sa petite-fille de quatre ans.

Elle dort encore. Elle sest couchée tard hier à cause des dessins animés répondit Juliette en frottant énergiquement une assiette.

Édith sapprocha, sentant un parfum familier, celui quAntoine lui avait offert pour son anniversaire. Mais aussi autre chose, comme une angoisse sourde.

Juliette, quest-ce qui ne va pas ? Tu sembles nerveuse ce matin murmura Édith avec douceur.

Juliette simmobilisa, les mains crispées sur lassiette mouillée.

Rien de grave. Juste un peu fatiguée.

Et Antoine ? Il avait promis demmener Chloé au parc aujourdhui poursuivit Édith, sentant latmosphère se charger.

Antoine ne viendra pas répondit Juliette sèchement, posant lassiette avec un claquement qui fit sursauter Édith.

Comment ça ? Il en a parlé hier

Édith Juliette se retourna lentement, révélant des yeux rougis. Nous devons parler.

Le cœur dÉdith semballa. Elle sassit, les jambes molles.

Assieds-toi, ma chérie. Dis-moi ce qui se passe.

Juliette resta debout, essuyant ses mains avec une intensité excessive.

Antoine et moi divorçons.

Les mots tombèrent comme des pierres dans leau. Édith sentit tout se déchirer en elle.

Comment comment ça ? balbutia-t-elle. Hier encore, tout allait bien. Vous dîniez ensemble, Chloé récitait ses poèmes

Édith, cela fait six mois que nous vivons comme des étrangers. Nous faisions semblant pour Chloé. Mais cest fini.

Édith tenta de se lever, en vain.

Pourquoi ? Quest-il arrivé ? Ne peut-on rien réparer ? Parler à Antoine ?

Juliette eut un sourire amer.

Parler à Antoine ? Il a pris ses affaires hier soir. Il est parti. Avec elle.

Avec qui ? chuchota Édith, bien quelle sen doute déjà.

Sa nouvelle conquête. Sophie, de son bureau. Celle dont il narrêtait pas de vanter lintelligence depuis des mois.

Juliette sassit face à Édith, les mains tremblantes sur la table.

Je sais que vous laimez, Édith. Cest votre fils unique. Mais il a trahi notre famille.

Juliette, ma chérie Édith tendit la main, que Juliette évita. Les hommes font parfois des bêtises. Il reviendra. Il aime Chloé

Bien sûr approuva Juliette, sarcastique. Il a donc décidé de la voir le week-end. Pratique, nest-ce pas ? Aucune responsabilité, juste du plaisir.

Et toi ? Tu laimes encore ?

Juliette ferma les yeux, passa une main sur son visage.

Je lai aimé. Pendant cinq ans. Jai quitté mon travail pour lui, jai tout fait. Et lui, il flirtait avec ses collègues.

Édith avala difficilement. Elle avait toujours soupçonné son fils, avec ses retards et ses voyages professionnels.

Et maintenant ?

Je demande le divorce. Chloé reste avec moi. Nous partons chez ma mère à Lyon.

Lyon ? sexclama Édith. Mais cest si loin !

Ici, tout me rappelle Antoine. Et ma mère ma proposé un emploi.

Édith se leva, regarda par la fenêtre. Des enfants jouaient dans la cour, dont une petite voisine de lâge de Chloé. Son cœur se serra.

Et Chloé ? Son école, ses amis Moi

Les enfants sadaptent vite.

Juliette, je comprends ta colère. Mais pourquoi me punir ?

Juliette se raidit.

Vous nêtes pas innocente. Qui a toujours excusé Antoine ? Qui a justifié chaque caprice ?

Je laimais

Laimer ? Ou le gâter ? la voix de Juliette durcit. Rappelez-vous quand il a abandonné sa première petite amie enceinte. Vous aviez dit : « Bien fait, elle navait quà réfléchir avant. »

Édith rougit.

Cétait il y a longtemps

Et quand il ne payait pas la pension pour son premier enfant ? Vous disiez : « Elle navait quà y penser avant. » Maintenant, vous êtes surprise quil nous quitte ?

Juliette, je ten prie

Vous avez élevé un égoïste, Édith. Et maintenant, je dois me taire ?

Chloé apparut, en pyjama, les yeux ensommeillés.

Maman, pourquoi vous criez ?

Juliette sagenouilla, souriante.

Nous ne crions pas, ma chérie. Va te laver, je prépare le petit-déjeuner.

Papa vient au parc ?

Juliette et Édith échangèrent un regard.

Papa ne peut pas aujourdhui.

Et demain ?

Je ne sais pas, ma puce.

Chloé fronça les sourcils mais partit.

Maintenant, je dois lui expliquer pourquoi son père labandonne murmura Juliette.

Juliette, pense à Chloé. Elle maime. Pourquoi la priver de sa grand-mère ?

Pour quelle napprenne pas à tout pardonner aux hommes. Je refuse quelle répète mon histoire.

Je ne suis pas comme ça

Si. Quand Antoine ma frappée après la naissance de Chloé, vous aviez dit : « Les hommes sont stressés avec un bébé. Sois plus compréhensive. »

Édith pâlit.

Mais il ne la plus fait

Parce que jai menacé de partir. Pas par remords.

Chloé revint, chantonnant.

Mamie, on va au parc ?

Oui, ma chérie dit Juliette après une hésitation.

Au parc, Chloé rit sur les balançoires tandis quÉdith sefforçait de graver chaque instant dans sa mémoire.

Mamie, pourquoi tu pleures ?

Le vent, ma cocotte.

De retour, Juliette préparait les valises.

Maman, on part ?

Oui, chez mamie Lucie.

Et papa ? Et mamie Édith ?

Ils restent ici.

Non ! Je veux mamie Édith !

Édith sagenouilla, serra Chloé contre elle.

Je taimerai toujours, ma puce.

Le lendemain, Édith les accompagna jusquau taxi. Chloé pleura, refusant de monter.

Mamie, viens avec nous !

Je ne peux pas.

Juliette regarda Édith une dernière fois.

Adieu.

Le taxi partit. Édith resta sur le perron, vide. Une voisine sapprocha.

Où vont-elles ?

Loin. Pour toujours.

Dans lappartement silencieux, Édith prit le doudou oublié de Chloé, un lapin en peluche, et comprit que sa vie sarrêtait là.

Parfois, les conséquences de nos actes nous rattrapent trop tard.

*Une mère peut aimer son fils sans aveuglement. Une grand-mère ne doit pas payer pour les fautes dun père. Elle sassit sur le canapé, le lapin serré contre elle, et écouta lécho des rires qui nhabiteraient plus ces murs. Le silence était absolu, comme si la maison elle-même retenait son souffle. Dehors, la pluie commença à tomber, douce et tenace, lavant lentement les traces du passage de lenfant. Édith ne bougea pas. Elle laissa les heures passer, les larmes sécher, les regrets sinstaller. Et quand la nuit vint, elle alluma la lampe de la chambre damis, celle que Chloé avait toujours aimée, et murmura dans le vide : « Je suis désolée. » Puis elle ferma les yeux, attendant le jour sans savoir sil y aurait encore un matin pour elle.

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Tu ne reverras plus jamais ta petite-fille» – ma bru a coupé les ponts et bloqué mon numéro
Ты только дыши… — О, Господи, где ты её нашёл? Она же тяжелее мешка картошки! Не понимаю тебя, Олежка. Ну прямо увалень! Что ты в ней нашёл? Мама, скажи хоть ты ему, — Лена не унималась. — Лена, хватит уже, это выбор твоего брата. Олегу с ней жить — вот пусть и разбирается со своей невестой, — Анна Викторовна перевела взгляд на сына. — Высказались? Так вот. Я женюсь на Тане. Более того, осенью у нас будет ребёнок. Всё, дорогие женщины, дебаты закрыты, — Олег вышел из комнаты. …Олег уже был женат — на красавице. От первого брака у него осталась дочь. Любил супругу до потери сознания, но тёща расставила всё по своим местам, разрушив их союз. Олег был вынужден уйти. Потом он пустился во все тяжкие: начал пить, попадал в драки, менял женщин… …Вдруг появилась Таня. Познакомились через общих друзей. Таня сразу обратила внимание на Олега: солидный, разговорчивый, с отличным чувством юмора. Никто не мог так просто рассмешить её, как он. Таня преподавала алгебру в школе, жила с родителями, когда ей было двадцать четыре — тогда она и встретила Олега. Бывает такое — увидишь человека и влюбляешься навсегда, ни за что, просто потому что он есть и твоя душа это знает. С Таней случилось именно так. Олег в тот вечер даже не заметил Таню. Во-первых, был изрядно пьян, во-вторых, Таня совершенно не его тип. В-третьих, он зарёкся от семейной жизни: «Больше в брак ни ногой!», — говорил друзьям. Но в той компании была Эмма — настоящая красотка! Олег завёл с ней лёгкую беседу, уединился с Эммой на кухне, а потом ушёл с ней в ночь. С Эммой было весело во всех смыслах. Мужчины за ней оборачивались, завидовали Олегу. Он познакомил Эмму со своей сестрой Леной. — Красивая, только для семьи не подойдёт, — вынесла вердикт Лена. — Я знаю, — только и ответил Олег. Эмма ушла к другому, а Олег не страдал: она не его человек. …Таня дождалась шанса, пригласила Олега на свидание, он согласился не сразу, но всё же согласился. Таня познакомила его с родителями, им Олег понравился сразу. Дальше — закрутилось… Таня окружила Олега заботой и любовью, выполняла все его желания. Через полгода Олег решился рассказать про Таню маме и сестре. — А любишь ли ты её, Олежка? — спросила мама. — Нет. Когда-то любил, ты знаешь, — вздохнул Олег. — Мне достаточно, что Таня меня любит безумно. — Тяжко жить с нелюбимой, сынок, привыкнешь ли? — Анна Викторовна смахнула слезу. — Посмотрим, — уклонился Олег. …Свадьба прошла весело — у невесты дома. — Живите, любите, не ссорьтесь, а если и ссоритесь — миритесь сразу, — напутствовала тёща. Но помириться не выходило — ссоры, обиды, Олег снова начал пить, вернулся домой к родителям. Анна Викторовна молчала, только качала головой. Но Таня пришла следом: — Олег! Возвращайся, никому тебя не отдам! …Родился сын, начались хлопоты, семья сплотилась. Тёща и тесть любили Олега как родного. Лучшие куски ему, домашние заботы на нём. Танюшу называл только ласково, сына обожал. …Промчались 25 лет счастливой жизни. Родители постарели, болели. — Олежка, сходи к врачу, проверь здоровье, — просила Таня. — Как скажешь, Танюшка, — улыбался он. …Он всё спешил — в доме забор, ремонт, в саду порядок навести… Вдруг «Скорая»: — Уже ничем не поможешь. Внезапная смерть… Земля ушла из-под ног. Таня без сознания, слёзы родителей… — Это мы, старики, должны были уйти! Почему такая несправедливость?! — рыдала мама Тани. — Олежка! Ты моя жизнь! Ты только дышииии… — Таня бросилась к мужу. …Похоронили… Через два месяца умер отец Тани. — Олежка, забери меня к себе… — шептал на смертном одре. Ещё через месяц ушла мама. …Через полгода Таня продала дом — не смогла там больше жить. Переживала, воспитывала сына, потом выдала замуж. …Сестре Олега признавалась спустя семь лет вдовства: — Леночка, такого как Олежка — днём с огнём не сыскать. Я через ад прошла, когда потеряла его. Не уберегла… Сыну велела — похоронить рядом с папой. Как горько и больно без любимого! А время, Леночка, не лечит. Поверь…